‹ Poésies, 1890-1896Chapitre 7 sur 81 · VITTORIA COLONNA · texte numérisé non relu

VITTORIA COLONNA

Le Vatican. — Un atelier de ïSCichel-Jinge .

VITTORIA

Ji je viens aujourd'hui troubler ta solitude,

Tu me pardonneras, cher maître vénéré.

Des larmes dans tes yeux... l'épreuve est donc bien rude

Pour ce vaillant lutteur qui jamais n'a pleuré.

Le grand tailleur de marbre et le songeur austère Qui vit dans le silence et le recueillement, Comme dans un étrange et douloureux mystère, A senti remuer son pauvre cœur dormant.

Raconte-moi tes pleurs, maître... tu m'as connue Lorsque j'étais encore enfant... Tu t'en souviens?

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