LITANIES DU VENT
Le vent chante la mort des amis oublies
Et ceux quî sont partis sur la mer sans rivages
Se pleurent parmi ses clameurs sauvages — Fracassant les bouleaux et les grands peupliers, Le vent souflle Tennui, la haine et les naufrages.
Le vent dégel sanglote à perdre haleine — ' ^.^
Le givre aux arbres noirs suspend d cirantes flores —
Le vent flagelle et tord les branchages sonores,
Brisant au fll des toits sa plainte colienne,
Le vent d*hiver siffle et geint par la plaine. }
Le vent ctreint la maison qui frissonne 1
Et chasse dans Tair gris de tremblantes fumées, J
Le vent secoue en vain les cheminées
Puis s'enfuit sur la roule où ne passe personne — » |
Le vent gémit comme une femme abandonnée. '
CAMFAG^s rac^tÈnË
Le vent ricane : on dirait un foï (5cUûppé, Le vent hurle : on dirait un cnratiL torturé, ie vent gnnce : on dirait la rôvoUc d*un hagne,
Le YCnt s*abat et se toit opatsc — La neige tombe Icntcnicnt sur la campagne.