PROLOGUE
Bien des moîs ont passe depuis celle avcnlurc :
L'automne est mort qui jaunit les ^-c^du^cf ,
L'hiver bourru s'est enfui vers le pôle, Mais Avril, qui grandit dans le ciel éclatant. Parsemé les vergers de nouvelles corolles
Pour célébrer la fête du printemps. ,* ,
Aujourd'hui, le rosier qui encadre ma porte
Se couvre de bourgeons et de pousses vermeilles^ -»: •
La lumière du soir rougit les jeunes treilles .x'
El le vent paisible m'apporte Le parfum des lilas où rôdent des abeilles. .* - I
grand calme, 6 splendeur du crépuscule immense. Beaux arbres assoupis dans Tatmosphcre d'or.
Fleurs de ma solitude et voix de mon silence, Après tant de combats, je vous retrouve encor.
Comme un champ de blé vert ondulant h la brise. Comme un lleuve élargi que le soleil embrase.
Mon âme, où vous versez Tcxlase, Tremble et se fond dans la clarté qui la conquise.
A moi tous les rayons : les jours et les soirées. L'espace étincelant où voguent des nuées.
Les arcs-en-ciel multicolores !
Je baignerai mes mains et mon front dans l'aurore Ou j'irai, quand la nuit rêve sous les bouleaux, Boire le clair de lune à même les ruisseaux.
DO
LG»1Èfi£S TftAAQUILLBS
Candeur de l'ouLc cl (ïoucciir du couclianl, Jîloilcs qui brillez comme des yeux d'enfont^ lion soleil qui bcnîs la campagne cl les villes,
Lumières tranquilles, Aaaîslei-moi, donnez votre sér^nild
Adï vers que vous m'avez die Ids.