LUMIÈRE INTÉRIEURE
A Maurice Wilmotte.
Le bon soleil, le grand soleil me vivifie :
Je me sens fort sous sa chaleur.
Quand je lève vers lui mes prunelles ravies, 11 me pénètre jusqu'au cœur.
Il m'envahit, il me réchauiïc, il m'illumine, ' Pas un coin de mon Ame où ses rayons ne jouent, II fait éclore en moi d'ardentes capucines Et les roses que je lui voue.
Mes rôves revêtus de pourpre et de lumière Cliantent sa gloire en des palais pleins de musique Dont mon sang, ruisselant ainsi qu'une rivière, Baigne les escaliers cl tc^ portiques.
LUill£RB IMi^RlEUFlB
Mes rythmes envolés à travers des jardins
Tûut par fumés ilc Qoraîsotis nouvelles,
M*apportent, pour la Musc a qui j^offrc un fcslin.
Des fraises cl des mirabelles.
Tuis c'est l'espace et des flots d'or sous un cîcl bleu
Que tachent de blanches nu6ci ; Et je contemple, en assemblant d€s fleurs de feu, Cetle mer éclatante où voguent mes pensées*
Marteitbf au Prado.
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