EXTASE
A Givsioîf, peintre.
Gens qui P&55CÎ, vous avez pu m *cn tendre dire :
({ Il faut lutter avec sa dcsUncc, Pour moi, je rôda irai les Vicloïrcs aîlccs Dont les chants, dans le cîcl au s pourpres claîdes, M'ont promis vîi empire» n
Or, aujourd'hui, je ne veux plus que des sourires,
Loin des hommes et de la gloire ; Je laisse à d'autres les cymbales de Thistoire Et Tacclamation des foules versatiles — Car j'ai, pour me charmer, la rivière et ses ilcs,
Le chemin creux borde de châtaigniers, Les roses d*août, les résédas et leurs arômes , Et le teint florissant des pommes
Qui rougissent dans le ^erger.
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DEtrXIË^B HTlir«B AIT GlUIfO PAU 141
Ccsl aussi Yolrc paix qui me ravît, grands boU : DonnC£-maî vos hallicrs où j*ai surpris parfois L'ûurorc à son premier ruvcil^
DûnnC2-moi voire joie i IHicurc où lo soleil Encadre d'un trait d'or l'ombre torse des rbènci*
Les pr^^^ tout parsemés de fraîches marjolaines • Me sont un vaslc paradis,
Les clos féconds ptanlcs de seigle et de maïs Me livrent leur verdure jaunissante £t la fori^l où le loriot chante M'oiïrc son cœur d'eilasc et de mjstcrc.
Voîct que je connais la beauté de la terre, ] Voici qu*elle frémit, éprise, sous mCj mains, Les arbres inclinés me courornent de lierre, Un vent nuptial soufre à travers les jardins : C'cit un rêve plus doux que Fodeur des jasmins.
prairie, 6 rivière, à ramures émues, Accucillcz*moi ; je suis le priïtrc et le croyant. Ouvrez- vous ^ pour savoir les choses inconnues, Je me perds tout en lier dans Tàine du Grand Pan*