CRÉPUSCULES PENSIFS
Le toîr vient, sombre et beau comme un dieu qui mé'fite...
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CUEPUSCULE TROUBLÉ
A Caitps Wttm.
Le veut du soir, plein de rumeurs confuses, Agîlc doucement les arbres de la plaine, LWcur des Toi as couples Jans Tair frais se diffuse. J'entcnd$ des femmes rire aulour de la fontaine*
Le soleil vient de se coucticr.
Le ciel csl un lac d'or où je voudrais voguer* L*lioure qui monte en chantant des clochers Emporle ma pensée au fonJ du crépuscule Et mes rêves, vibrant comme des libellules, Se perdent r un à un, dans Tombrc du verger...
Pouvoir ctcrniser la minute indécise Où le jour défaillant s'incline vers la nuit !... Un enfai^t pnsse, il porte un panier de cerises, 11 cliOiHt la plus mùrc et la gobe et sourit — Goûler r instant présert et rire comme lui !
148 LtMlÈRKS TBA; QriLLES
Je ne peux pas ; les éloilcs rnc sollk tient.
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El quand dlcs luironl, je dcsircraî laube :
Quand, h. son tour, b nuil prendra la fuite,
Me cramponnant aui plis pâlissants de sa robe,
Je lui crierai i m Ne Ten va pas si vîte I » v
Je me souviens des jours dont je n'ai pas joui.
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Je les revois vers Iç eouchant couleur de soufre
WLe
Et leur cliuchotcnienl par degrés assourdi
M'émeut comme un bruit d*aiks dans un gouITre,
Quelqu*un passe encor sur la route î
Hî^
Un tâcheron qui» la besace au lîanc,
Se Ijc^lc vers la ferme où Tatlcndcnt sans doute
Bti
Sa femme cl ses enfants.
Je voudrais, aujourdliui, comme ce laboureur Qui dans le soir en oi s'enfonce et diminue»
Ignorer mon Ame et mon cœur
Et ne pas regretter les heures disparues.
Si jo jK>uvais vivre une vie insoucieuse,
Toute à chanter les splendeurs de la terrc^
Sî le M)l ingrat que je creuse
Me rapportnit enfin des moissons de lumière !•..
CRÊt^CSCÏÏLE TftOCBLf
Tel est -^ selon le vcnl qui tourmente les liLHrcs — Le vœu stérile où je m'attache,
Demain, je penserai difTcrcmment peut-être : A diac|uc jour sulllt ja lichc.
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