RECUEILLEMENT
Los arbres cl les toits se découpent en noîr
Sur le couchant couleur de rosc-llic.
Voici l'ombre parmi les clos et les vergers Et voici le calme du soir.
La route est si paisible où vont des attelages... Des grelots assourdis tintent dans le lointain. Le bruit soyeux que font les charrettes de foin En frôlant les murs du village Êmcut en moi des rythmes incertains.
Jv cueille quelque (leur frissonnante au talus El regarde, peureux, les linges étendus Qui s'agitent pareils à des spectres d oiseaux Sous le vent frais chargé du parfum des sureaux.
RBCUEILLB^BRT Vùi
L'angclus sonne, et puis tout se tait — le soir tombe, Les arbres recueillis se tiennent immobiles, Au !>o)<l ile riiorizon, grave comme une lornbc. On aperçoit les lueurs de la ville.
\rnccouJanl au mur bas que bordent de grands buis,
Je reste la, contemplant la vesprcc, El je srns s^evcillcr dans mon âme élonnOc Lrs premiers rôves de la nuit.