PAIX NOCTURNE
A UAISTS POÊTCS.
Frères, il est des nui(s d extase et d'innocence Où. telle une rivicre aux ondes de silence, L'ombre astrale descend du ciel Pour nous favoriser d*un rôve essentiel.
Oubliant le passe mauvais qui nous blessa,
Nous écoutons d'un cœi r nouveau Les palpitations paisibles des bouleaux Et notre âme fleurit comme un magnolia.
Notre ûmc elle est aussi la colombe i^ol lie Dans le feuillage frais d'une jeune yeuse.
Notre âme, elle est encore la prairie Où dort, sous un manteau de lune mi-voilce.
De brouillard pâle et de rosce.
Le peuple gracieux des scabieuses.
FAïi mavnrtÊ
Le r^rtUmc de U htm cU celui d'an Leau ixrtf . Soui ïc^ sâiilci pleureurs un rubscau s'omparesit, L oinbrc d ar cl d^ûrgcnl nous frôle cl nùsn oii^^
Et nous ^u!oci5 en naus
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Tu me dis : u Je voudrais cofinattre comme toi Les douceurs de la soliludc et du silence Et savoir les secrets que l'apprennent parfois Les arbres agitant leurs branches en cadence Au-dessus dos sentiers qui se perdent sous bois,
J*ai vu le désert fauve où régnent les mirages» Les vertes oasis pareilles à des Iles Parmi le sable ardent qui ronge leurs rivages, Je connais la montagne aux palmiers et les villes Qui rôvent de leur gloire éteinte au fond des âges. J*ai fait un grand voyage — Mais toi, tu es là si tranquille.
Pensif, les y CUV fixes sur le soleil levant,
Tu t*avances dans la lumière El lu le réjouis de voir Télé naissant Caresser les moissons dont se pare la terre.
178 LVMiftaBS TBAKQTJILLBS ' •* . V./v .
Dis-moi pourquoi Ion front plein de sérénité
Semble ignorer les rides de l'ennui ?
Moi, je suis le passant égaré dans la nuit Et je veux m'abreuver aux sources de clarté Qui bercent de leurs chants la campagne où tu vis. »
J'ai pris ta main fébrile et je t*ai répondu : n Fort de ma solitude et fier d'avoir conçu
La nature sacrée.
Guidé par un soleil que ne peuvent ternir
Ni les brumes^ ni les nuées.
Je marche d'un ^as sûr vers Timmcnse avenir.
Soit que la >'ie enroule autour de mes pensées Ses bandelettes d'or et de deuil alternées.
Soit qu'un rêve m'emporte au pays des Chimères» J'accueille Tout avec un cœur scioin.
La Nature m'instruit, elle est la bonne mire Qui m*oflre ses £ancs magnifiques et ses seins, elle est la reine^ elle est, aux détours des chemins Où je passe parmi mes joies et mes tristesses. Celle qui porte la Jbcauté dans ses deux mains.
Trouve-la, étreins-Ia, bois son lait, ses rudesses
Te tremperont pour de vastes destins Et tu surpasseras les héros des légendes ;
Car méprisant ceux qui vantent
rÉiiLu^^^rHlii
^^^B La imiHiaoce et b mort on m Usréani les br&s
^^^H El qui appr!li!fit des Tolupte» laoûiinim, ^^^K Tu lermi rbofnme Ittirt, tu sattnu