‹ Poésies, 1897-1906Chapitre 57 sur 74 · IT · texte numérisé non relu

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ÉPIGRAPHE pour les PETITS poèmes d'automne

A Stcakt McmKiLL,

Dame des rêves gris et or, ô belle Automne, Toi qui tresses des (leurs ainsi qu'une Ophélie, Par ce soir d'elfes bleus et de mélancolie, Octobre ta voué sa suprême couronne.

Automne, tu naquis jadis en Elseneur ; Tu évoquais, aux cris des trompettes de fer.

Les querelles des roi? en allés sur la mer — Et la lune m'a dit que tu étais sa sœur.

Vois, la Muse l'adule et te salue. Automne ;

Parce que tu es trbto et parce que tu chantes,

Le chœur capricieux des brises indolentes

Fait frémir le doux ]u!h que tes mains abandonnent

ÉPIGRAPHE * iSi

Pour te plaire, la Nuit pensive au front d'argeal Cueille les fruits en feu du verger sidcrat ' T

Et dans Tombrc qu*embrase un astre borçal ,1

La mouette se joue avec le goéland.

Mais écoute ; voici qu'éclate une tempête.

Tous les souilles du nord accourent vers ta face, La vague se lamente et la lune s'efface..* Automne, c'en est fait du songe et de la (Hc.

Ceux qui burent le vin féerique de tes larmes,

Les rois sont revenus des vaines aventures,

Dame, ils t'ont parlé des Florîdes futures ^ "^

Et ton âme tressaille au bruit sombre des armes.

' Une aurore guerrière a déchiré tes voiles.

Tu brandis une épée où luisent des étoiles Et beau comme la fleur vermeille de ton sctn, Ton rêve belliqueux se tourne vers demain.

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