POÈMES DE LA FORÊT
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UN PROLOGUEIO
Dam ccUc cotir dont les échos p.arlcnl d'hislairc. Tfous voulons vous ofTnr un sod^c de bcauUv Les Muscs s'uniront pour vctis dire la gloire Et les prcsliges du passi.
Voîci rcàsuscher le temps des Heurs de lys :
'Comme aux jours où son bras menaçatl Tinfidèle, Le dertiîcr des croisés, le bon roi Saint-Louis Passe au pied de cette tourcHc,
L'otgucil de Charles-Quînt sous François a (Icclu, Leurs étendards rîvaui flottenl aux mcmcs hampes, Touf deu^i, dins des lianaps ornes par Cellini,
Boivent a Madame d*Etainpcs.
{*) Ce proïapc a liti compose pour h file dû [Wiiîo et d»» ma* %(i)UC A&debfteAilomi^^e dàti'i b cour do rOvà,le^aa P^Utiik foDUÎ* d«MmU| en s^ïpttniîirc igo'*. 11 fui i^îtô p*T M»* Amd éâ k C**
*^^^-: 20i POiMBS DEtAFORèT
Voici la galcrio où la Gère duchesse Aux yeux do nuit d*été qu'argenté le croissant, Diane, dont Prima ticc a fait une déesse, Captive son r«yal amant.
Du parterre prochain écoutez les murmures...
Reine Marie» 6 fleur funèbre des Stuart, N'erres-tu pas sous ces tilleuls dont les ramures Soupirent les vers de Ronsard ^
Dans ce jardin, là-bas, Henri IV, le soir, Vante à Sully pensif sa belle Gabrielle Tandis que sonne au loin le cor du Chasseur Noir Et que gémit la tourterelle.
Devant le Roi-Soleil, vêtu de poi^\'e et d*or, S'élance une Victoire aux ailes er^^^Ssées Et les destins soumis lui présentent encor Des roses parmi des- trophées.
Pour honorer Rousseau, philosophe sauvage.
Louis XV fredonne, avec la Pompadoar, Les couplets ingénus du Devin de village Aux sons des violes d'amour.
Mais ces rois ne sont plus que de l'ombre... Un laurier Ceint le front rajeuni de la France nouvelle : Napoléon brandit sur le monde effrayé Son glaive où la foudre étincelle
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2ÛJ
Paî* il tojnbc — et pourUnti trîit€ Coor de* Adieux Oà » abalUl le vol des aî^tea eiptr^nloi, T(m pa? £, que foula non pas împéricui^ Garde SCS Iracw éclaUnlct*
Lji muMqtitt ftiii ni meurs de fastes et de fttcs El^vcïHora pour vous les siècles accomplis Et ces murs vibreront aux vers de* doux poèUïs Qui les ont célébrés jadis.
MÈr* de ce paliis, For^l aux vo>jl profondes» Inspii-e-iious àriieure où p'Ivc h bouleau, El ioîj mêle ^ nos chants le rjthmc de les ondes^ Nymplie de Fontnînc-Bclle-Eau.
I^i , REQUÊTE
A Gcorgn Ltc<ïiiTi,
J * Pauvres bommca prirqui-s dans les TÎUes, [uUcurs
.*'- - ' Que lianlenl, sans rcpîl, de tcnrftTTîS cliï mures,
, V Vous dont un sang fiévreux fait ballic les arlÈres,
Venez, je vous dirai la Nature au grand cœur,
l;* • ■ * \ eus criez votre orgueil d'éEeriilrc la science
En réseau 3t décevants sur la Icrrc asservie, Pourtant il est (les jours plu* humbles où la vie Vous chante les vertus de romhrc cl du silence.
Alors, las d*agilcr systèmes cl doclrîncs, Comme des grelots fous aux doigts d'un vieil enfant. Vous tournez vos regards vers les douces collines El vers les bois sacres où rcgne le Grand Pan.
^ RBQrÊTB
Sous Ig dômo onclulcux des clignes pacîQciucs y ni bî\lî la maUon que je veux vous ouvrir : La viorne et le houUon s'enroulent au porlîqiic.
Tout autour les gcnCts ne cessent de fleurir.
Du seuil, vous entendrez murmurer les feuitbgcs Comme un chœur assoupî dû dieux aériens £t le soulUe odorant qui caresse les pins Descendra des sommets vous frôler le visage.
Son arôme éteindra le feu qui vous brûlait.
Puis, parmi les grès roux que vuîoutcnt des mousses, Kour suivrons le Rentier, bcrdi* déjeunes pousses* Qui va se perdre au plus profond de la fortît.
L^aîr vifi le friselis des brandies balancées, L*eau qui s'égouttc, en chucbotant, d'un roc ausltrc. Le chant du loriot cacUc dans la fougère Eveilleront en vous de divines pensées.
Et lorsque, retournés dans vos villes d'orage» Vous vous roijpcllercz la lorùt maternelle^ Vous entendrez passer, avec un douï bruit d'aiIcs, Les vers que vous disait son ^Mïcte sauvage.