LE VENT DU SOÎR
[1 s'élève un long bruU dans la foal obscure Où les ors du couchanl onl tiiil de bmler :
Soupirs plaintifs, iprcs s.uglots» vaslc murmure, Gémissements des pins au plus noir du hallicr.
Un son nie furieux accourt de Tliorizon Qiû saigne encor parmi de livides nuées, Le sable des ravins vole, les frondaisons Tordent leurs bras et leurs ctnics échcvelces.
O vent hagard, chcvauclic à travers les taillis, Froisse cl disperse au loin les fleurs de rancmone. Ravage la futaie et jonche de débris Le sentier sinueum où ne passe personne.
Assaille et romps ausî", comme de faibles plantes,
Mon orgueil et mes espérances, Qû*cllc s'appelle Amour, Poésie ou Science, Chasse riUusiion au3£ ailes décevantes,
POàMBS DB u roftéT
Morne, pareil au fût d*un chêne que le lierre
EtoufTc entre ses tentacules, Tandis qu'au ciel s'efface une clarté derniirc. Je sens mon cœur saigner comme le crépuscule.
Pourtant je me résigne à la bise cruelle Et j'accepte cette ombre où gronde un chant funèbre... Mais qui fait frissonner les genêts et les prèles ? — La Mort surgit en ricanant dans les ténèbres.
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J*entends ses pas frapper le roc comme une enclume. J'entends sa faux qui siflQe et rase les branchages, Les hêtres effarés tremblent siK^n passage.
Sa face m 'apparaît aux remous de^a brume.
Fantôme, et toi, printemps où Thiver se survit. Haleines qui semez de givre les cépées.
Etendez tili'ftnceul sur mes rêves transis, Délivrez-moi de mes pensées.
Alors redevenu Tinslinclif de naguère, Le faune couronné de sauge et de bruyère, J'aimerai ton étreinte et tes larges murmures. .Souffle triste du soir dans la forêt obscure
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