‹ Poésies, 1905-1918Chapitre 26 sur 83 · RUCHES MORTES · texte numérisé non relu

RUCHES MORTES

I la pluie et le vent rongèrent les vieux troncs lue le soleil avait fendus; et les orties Mitèrent pour cacher tant de deuils et d'affronts ; :t la ferme pleura ses avettes parties...

:t tristement je songe à cet exode ailé, luand des ruchers humains peuplant nos solitudes Renvoient chaque jour, sous notre ciel troublé, fant de vaillants essaims de prière et d'études,

luand par milliers s'en vont, tourbillon blanc ou bleu, )evant l'assaut brutal du frelon imbécile, 'ar delà monts et mers les abeilles de Dieu, - Avec la Liberté qui comme elles s'exile.

8o RONCES ET LIERRES

CHEZ MES XUSTIOUES

v4 Etienne Charles.

kJ xe fois encor (tous les ans Je crois bien que c'est la dernière) Je mets mon âme prisonnière Deux mois parmi nos paysans.

Je la ramène à la nature, Je la rabaisse à d'humbles soins, Je la promène dans des coins Dépourvus de littérature.

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