‹ Poésies, 1905-1918Chapitre 28 sur 83 · CHEZ MES RUSTIQUES · texte numérisé non relu

CHEZ MES RUSTIQUES

« Ah I mon âme, ne veux-tu pas Auprès d'eux oublier la tienne, Redevenir humble et chrétienne Et reprendre ton vol — d'en bas? »

TEi\CTS LÉGE^D.AIXES

r alestro, Magenta, Solféiino, — la Gloire!.

Oui, c'était encore le temps Où nous faisions grande figure dans l'histoire;

Et ceux qui n'ont pas cinquante ans Ne connaîtront jamais (hélas I d'être prophète

Sur ce point n'est que trop aisé) De printemps si joyeux et si vraiment en fête,

— Quoique de sang trop arrosé.

Avril faisait fleurir aux talus les pervenches

El nos soldats sur les chemins;

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