LA MORT DU PASTEUR
Plus haut que leurs clochers épars
Erigèrent près des remparts
— Chêne dominant mille arbustes
Ce clocher de Rodez, témoin D'un temps si beau, déjà si loin, Qui sent frémir sa noble pierre Lorsqu'un apôtre comme toi Succombe à ses pieds pour la foi Qui le dressa dans la lumière.
:pose maintenant dans le petit tombeau
Que t'élèvera ton troupeau rmi les autres morts de ta chère paroisse, d'où ton âme encore ira vers les douleurs ;s vivants, relevant des fronts, séchant des pleurs,
Apaisant la crainte et l'angoisse;
Tandis que de ton corps d'ascète terrien,
Usé, fripé, réduit à rien, Mais qui logea longtemps une hôtesse divine, Dieu permettra qu'ainsi que d'un saint d'autrefois Pousse peut-être, à l'heure où verdissent nos bois,
Une branche en fleurs d'aubépine !