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coûte, Paysan! Tu me fus toujours cher;
n'ai guère chanté que toi, tes champs, tes bêtes, s saisons jalonnant tes labeurs de leurs fêtes,
le clocher sur qui se lève ton œil clair.
i jour même j'ai pris, moi chétif, ta défense mtre un lourd romancier sans âme et sans essor; mes vers, décochés comme un caillou qu'on lance, : l'ont pas renversé, mais on les lit encor...
Nous n'avons pas été toujours d'accord, sans doute, Avec toi, mon ami ; j'ai dû forcer la voix Pour te crier — en vain : « Ne détruis pas tes bois., Ne laisse pas tes fils loucher vers la grand'route
« Où passe sur son char brillant un faux Progrès Qui peut les entraîner vers les villes lointaines; Il faut à tes enfants l'air qu'il faut à tes chênes, Et la sueur de leurs bras nus sur tes guérets... »
Je te criais encor : « Debout! Défends ta terre Que menacent de plus en plus deux grands dangers : La loi spoliatrice œuvre de faux bergers. Et l'avide Teuton qui prépare la guerre!... »
La Guerre! Ele est venue, atroce et sans quartier, A l'heure où tous nos sots la disaient abrogée; Et, brutale au début, par degrés enragée, Elle dure, s'étend, gagne le monde entier.