‹ Poésies (volume 2)Chapitre 28 sur 32 · LES LILAS · texte numérisé non relu

LES LILAS

LES LILAS (ou le mois de mai)

A Mademoiselle Alexandrine Puuliot.

O ville bégueule et bourrue,

Ce soir, je ne te trouve pas Laide, avec tes jardins sur rue. . .

C’est le temps des lilas.

Ce soir, l’on dirait qu’une fée,

Toute jeune, change en éclats De rire ta plainte étouffée . . .

C’est le temps des lila3.

L'air est doux ; point de vitres closes ! Les blancs vieillards mômes sont las De rêver seuls. Partout l’on cause . . . C’est le temps des lilas.

De musique le vent palpite.

Qui donc, qui donc chante là-bas Faust, ton mensonge à Marguerite ?

C’est le temps des lila3.

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