‹ Poésies (volume 2)Chapitre 3 sur 8 · I. Eiimiuritt nivoliUiant · texte numérisé non relu

I. Eiimiuritt nivoliUiant

inspire ces \en (ait partie de la galerie de l. H. Mgr. le due d'Drlrànt,

M.iislesjeut des tjrans d'un bandeausont couverts; En croyant les river, iU ont brisé vos fers, Enfans de l'Helvélie j achevez leur ouvrage : Dcjù livrant Gtsslerà l'abime irrité, La vengeance de Tell crie au sein de l'orage : Liberté! liberté!

S^ Liberté, c'est ton jour, ce sol est LA, nulle ambition «ous tes traits D'un peuple pauvre et fier toi seub Sur ces pics fiourcilleux, vierges de pas h L'aigleau vol indompté semble te rendre hi Le bleu miroir des lacs réDécbir ta beauté, Et le bruit des lorrcns dire à l'édi Libertél liberté!

Héritier de (.■■ Et soutiens ù

liens, tui ijui les abnndi il d'or les lointaines coi ï premiers sons d'un air mélodi

u des pleurs furtifs s'échapper de tes yeux

IIS unir aui saints mystères

oRerU sous les sacres Si le devoir me retient près d'un fils, PrAle l'oreille jt mes L-hanlssolilairPi!.

tant tourne, Icger fuseau,

iiprès de son berceau.

:, Vase élu, Vierge sainle, nfanUs le Sauveur, hélas! trahissant ma ferveur,

devient un chant de plainte.

Pour mon enfant tourne, léger fuseau.

Tourne sans bruit auprès de s

Le monde entier m'oublie et me délai

f[ue d'éternels a Vierge saerée, an moin-s dnni

Hn faible vois s'anime en t'implorant i Ton divin fils est né pauvre et aouffrant :

Ah ! prends pitié des larmes d'une mère!

Pour mon enfant tourne, léger fuseau, Tourne sans bruit auprès de son berceau.

Des pas nombreux font retentir la ville; Ce bruit confus, s' éloignant par degrés, M'apprend la fin des cantiques sacrés.

J'écoute encor!... déjà tout est tranquille....

Pour mon enfant tourne, léger fuseau.

Tourne sans bruit auprès de son berceau.

Tout dort bêlas! je travaille et je veille; La paix des nuits ne ferme plus mes 3'eui.

Permets du moins, appui du malheureux.

Que ma douleur jusqu'au matin sommeille 1

Pour mon enfant tourne, léger fuseau, Tourne sans bruit auprès de son berceau.

Qu'un rayon du soleil, un seul cri des combals, Couvre soudain de ficurs, de fruits et de soldats: Qui pareille à l'épi, courbé par la terapêle, Au premier vent propice a relevé sa t£te, Riche encore, et portant dans ses vertes pi Le grain, fécond espoir de oouve 1 la connaissez-vous celle terre sacrée, Constant amour du ciel, et par ses soins pi Où l'air est bienfaisant, le sul prodigue cti

3* 48-^ Où dans leurs lits nombreux roulent des floLs d'i Dont le ù\s eii'lt tressaille au nom de France, Où jamais ne périt une noble espérance, Où la perle d'un an se répare en un jour, Tant la l'orlune absente y presse son retour, Mon pays!... Étrangers qu'il appelle à ses Tètes, Venez y contempler de paisibles conquêtes. Venez, et dites-nous quels travaux orgueilleux Bolaneent de nos arts les produits merveilleux. Parlei, dans vos climats quelle active industrie Peut surpasser, que dis-je! égaler ma patrie? Qui de vous ne l'admire, et quel cœur si mal fait Peut l'aborder sans joie ou la fuir sans regret? A se.i festins souvent, les nations rivales, Buvant le long oubli de leurs terres natales. S'écriaient : • Doux pays', et le seul entre • Qui de tous invoqué peut se puiser de tous!

Et toi, liére Albion, sa constante ^ De la France mourante épiant l'agoni

D'un triomphe assuré l'orgueil enflait ton seii Regarde, elle est debout, et le glaive à la main

La lutte recommence, et du Tage

au Bosphore,

Nos agiles mélien te vont pourau

ivre encore;

De leurs nombre

uï efforU vois-ti

1 les nobles fruits,

Par nos arts rani

mes ces chefe^dV

euvre produits,

Les vois-tu? de!

leurs dons la con:

fuse richesse,

Au Louvre enorg-ueilli se rassemble e lA, ton œil étonné se repose h la fois Sur l'argile du puuvre et la coupe des rois ; Ici, nos Elzcvirs ont fiié la pensée; Là, la marche du temps sur l'émail est tracée; Plus loin l'art embellit de ses coûleu» apprêts, Le* marbres de nos monts, les bois de nos forêts. Rival de Birmingham notre acier étincelle.

Mais des villes voici la cohorte fidclc :

Nîmes Tant ifjue, Amiens, la superhc Ljon, Rouen et Saînt-Quentin, émules d'Albion, Valcncienne, où le lin se joue en blancs nuages, De nos prospérités offrent de nobles gages; Et leurs nombreuses soeurs, se tenant pi De Baj'onne à Calais, de l'Océan au Kl travaux hardis, suivant la chai:

Ajoutent des rameaux au laurier de la France.

O royale demeure, û Lou'

Qui de nos ateliers honor(« les Li

Puis-je,con)ptantleursdons,souslMvoùtcsanliques,

Redire tous les noms inscrite sur tes portiques?

Honneur de mon pays, la justice entre

Pour choUir à son gré devrait vous nommer tous

Hab ma timide voix qu'effraie un tel partage

Offre à tous, dans un seul, un lëgilime hi

lies! un lieu célèbre, où le bronze imposant Presse, royale image, un eounier bondissant.

Souvenir de ce roi qui vit dans sa patrie A la voir de Colbert accourir l'industrie.

Là, des fils déliés et ravis aui toisons, Pour les sexes divers, les diverses saisons.

S'assemblent avec art. Des chèvres voyageuses Là s'ourdissent encor les dépouilles soyeuses : Travail heureux, fécond, et qui sait retenir Nos trésors, vers l'Asie empressés di Dans les murs élégans où son triomphe étali Des bazars de Stamboul la pompe Venct à votre tour, orgueilleux Musulmans,

Venez do schals français entourer vok turbans ; Et craignez que t'éclat de leurs brillantes laines Ne se teigne de sang gous le fer des Hellènes; Laissez les doui objets, vendus ù vos plaisirs, S'emparer, dBn.s l'ennui des étemeb loUîrs, Des tapis paresseux si chers à leur mollesse; I Des duvels indiens l'ondoyanlc souplesse m luxe accoutumé va parer leur beauté, vous, filles du Gange et de la volupté.

Essaim aux pieds bruyans, agiles fiajadères, Ces tissus vaporeux, ces éebarpes légères, Devraient autour de vous, frêle et brillant trésor. Flotter en plis mouvons d'azur, de pourpre et d't

oi! e'est à vous, Français, <jue ces trames unies, De nos salons Jadis honteusement bannie».

Offrent leurs plis épais, et leurs sombres couleursl Naguère vos babits semblaient un cbampdefienrs: Où donc est de vos goûts la frivole inconstance? Ne reverrci-vous plus la mobile élégance Des satins qui, long-temps souverains en ce lieu. Vinrent parer Lauzun en quittant Richelieu?

Suns doute leur splendeur, â la cour ciiliv, Dl- l'oubli plébéien doit a'étie consolée.

Loin dL' ce drap filcIicuT,i]ui Axant tous les choii Éclipse la fortune et le rang ù la fois.

Mais je parle, et déjà la voûle induslrii'ust:

lU-çoit il dois pressés la foule ruricuse.

L'élégance est séduite, et le goût enchanté

Lui montre la couleur propice h la beauté.

Lit mode et le désir, magiciciis habiles,

Ont Tuil glisser son or entre ses doigts faciles^

S;i prodigalité n*aigrit point mon esprit,

A ce caprice utile un coeur français sourit;

Il sait que de ect or, versé par l'upulcncc,

Une part va du moins consoler l'indigence.

Le malheureux s' avance cl demande) il obtient,

El bénit en secret la maiu qui le soutient.

El loi qui du besoin pressens l'horrible empire,

Pauvre assez pour souffrir, pas assez pour lu dir<

Viens sans crainte. Au milieu du luxe industrieux,

Dont l'éclat un instant peut réjouir les yeux,

Un humble aliment s'offre « ton humble furtuni

Et défenil qu'en ces liem Ion aspect iin|iortunf

L, source de nos biens, peuple labo' Qu'appellent des métiers les fils î Ne crains plus que du pain, à tes jours nécessaire, Le prix puisse jamais surpasser ton salaire ; Par un art prévoyant vois ces blés préservés, Le sol qui les produit te les a conservés:

Pour l'anDëc indigente, ô toucbantc merveille! Une Gérés plus riche a caché sa corbeille.

Reçois, peuple, h la fois et de Is même roain, Le bonbcur (]u'il te faut, du travail et du pain. Et toi, tu peux sourire, il Pairie adorée; Tusouffrissi long-temps! méreauguste et sacrée, A l'aide de tes (ibt sors du lit douloureux ; Que ton retour au jour soit le repus pour cm! Puissent'ils désormais, prii digne de leurs larme», ir tes aris, tes vaisseaux, les métiers et tes armes, En tout temps, en touslicui, dans la guerreoulapaii, poser des tributs, cl n'en subir jamais!

II chers à ma rêverie, ia donl j'ai chanté les fleurs, Les marhres saintS| l'itutel du la Patriu Que laDt de fob j'ai mouillé de mes pleurs,

Et cependant je ne vois rien De toutes parts je jette en vain les j J'éveille en vain dans sa grotte sone L'écho sacré des bois religieux.

Ma Ljre, hélasï si tu n'es pas brÏM' Si tu peux fuir les pas du vuj'ageur, Dans les gazons la nocturne rosée A tes Bccens ravira leur douceur.

Un jour peut-être A mes désir D'un poids muet tu chargeras Et moi, pleurant la puissance perdue Du mont sacre j'oubllrai les chemins.

Vierges du Pindc, où eachez-Tous ma Ljn Elle n'e«t point aux sentiers cjue j' De son destin ne sauriez-vous m'inslruire -p) If donc enlevée à jamais?.. .

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