‹ PoésiesChapitre 3 sur 71 · LA LYRE · texte numérisé non relu

LA LYRE

Ils écoateni les t^nceru incoiuiiu du cygne et de li lyre eileite.

Ah 1 noua ne sommes plm lu tampt où le poëte Partait au ciel en prêtre , à la terre en prophète!

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'Sus les monts vaporeux la nnitjette ses voiles; Mon œil suit lentement sa marche dans les deux ; Et je voit s'avancer, resplendissant d'étoiles, Son char ulencieui.

Le vent du soir émeut les feuilles vacillantes ; L'hymne de Philoroèle éveille les éehos ; Et des céLestet feus, les images tremblantes Scintillent sur les eaux.

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i6 L'ETOILE

L'air plus frais et plus pur dérobe à nos prairies Ces parfums ravissans, délices de la nuit ; Et moUement bercé de vagues rêveries, Le temps passe sans bruit.

O nuit! daos quels transports se perd l'ame égarée, Alors que parcourant l'immensité du ciel, Nous comptons ces soleils, de la plaine éthérée Ornement immortel 1

HaïsnouscbercboDsen^vainlebutdans leur carrière, Une fin à leur cours, inégal ou constant, Et pour nos yevx déçus cet amas de lumière N'est qu'un voile éclatant.

La Grèce y lut du moins son bistoire brillante ; £t j'aperçois.encor près de ses denù-dieuz, Le fabuleux Dauphin, la Flèche étincelante, Et l'AJgle radieux.

Toi que chérit surtout la nuit mystérieuse.

Sur son front azuré verse un plus doux rayon.

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DE LA LYKE. i?

Toi qui brillas jadia, Ljre mélodieuse, Dana les mains d'Arion.

Alors, de la oatore éloquent interprète,

Ton pouvoir animait le naissant univers,

Prêtait des bruits divins à la terre muette,

Peuplait les cieux déserts. .

Alors tes nobles sons, en prodi^ fertiles.

Rassemblaient les humains errans au fond des bots; Aux cbamps Béotiens créaient soadain les villes. Et leur donnaient des lois.

Reine de l'avenir, et fille du génie, La Ljre aux jeux de Mars appelait les guerriers, Célébrait leurs exploits, et sa mâle barmonie Dispensait les lauriers.

Haletant du triomphe un athlète intrépide Apparaît ; épuisé de vingt combats divers, Quels biens lui sont promis? les chants de Simonide Et des feuilla|;es verts. '

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ig L'ETOILE

Lyre ! qui te rendra ta divine influence, Et lés magiques sons qui soumettaient nos coeurs? Ah ! ressaisis tes droits, et répande sur la France Tes antiques faveurs!

Oui, les fib glorieux de nos belles contrées Rappelleront l'éclat de ton premier pouvoir : Déjà le monde écoute, et les harpes sacrées Vont bientAt s'émonvoir.

Entendez, entendez de la Ljre agrandie D'innombrables accorda s'élancer ù la fois !

Les uns iront porter la vérité hardie A l'oreille des Rois.

D'autres, enfans heureUi d'une terre adorée, Réveilleront l'écho de bcs jours glorieux, Ou raviront pour elle, à la corde inspirée.

Des pleurs hannonieux.

Et vous, accords divins, accords dont le Prophète Endormait dans Juda de royales fureurs,

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