‹ PoésiesChapitre 47 sur 71 · LA FILLE · texte numérisé non relu

LA FILLE

Elles formaieDt des chants mélodieux, Aériens, inconnus au vulgairej Mais dont parfois la barpe du Trouvère A recueilli les fions mystérieux. ' De leurs accens trois fois les airs frémissent, Le sol trois fois sous leurs paf mesurés A tressailli.... Lesmaint se désunissent, Et par trois fois ces iQots loat murmurés :

> Douez l'enfant, • L'une, vire etfoUtre, Touche aussitôt s«s petits pieds d'albâtre ; Deux de ses soeurs s'avancent à la fois, Et de l'eafant pressent les faihles doigts.; L'autre effleurait ses lèvres embaumées ; Uns autre encor ses paupières fermées ; Et ta dernière, avec un froat vainqueur, Posa joyeuse une main sur «on cieur.

Le charme est prêt, la mystique formule A mots pressés de rangs en rangs circule; La harpe vibre, et ses sons fugitif Ont éveillé le* destins attentifs.

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Stonjnrofiott.

L'éclat d'un léger météore.

A g\mé lur Tazar des cieux ; Le chant du coq-n's point encore Troublé l'écho silencieux.

CoDJnrona les nombrea magiques Que la roii des aqrts prophétiques Va désunir ou marier; Conjurons l'ombre et le mystère, Le feu, l'onde, l'air et la terre, Et le rameau da «oudrier.

Reçois nos dons, jeune mortelle 1 Au doux aftpel des instnunens.

Tu verras U grâce fidèle S'enchaîner à tes mouvemens.

D'admirateurs environnée.

Quelque jour leur foule étonnée, Suivant des 70111 tes pieds légers,

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ao4 l'A FILLE

Croira voir nos danses rapides Qui laissent sur les prës humides Une empreinte ^effroi des bergers.

Reçois nos dons 1 Far la lumière, Des sept couleura brillant faiseeau, Dans leur parure pôptanière • Les fleurs naîtront sous ton pinceau.

Reçois un don plus doux encore, Ravis à la corde sonqre Des accens de gloire et d'amours, Et rends à ta noble patrie Les jours de la chevalerie, Et les chants de ses troubadours.

Reçois nos dons! Que sur ta bouche

Régnent les s^dnisans discours,

Le mot qui plaît, l'accueil qui touche,

Et l'adieu tpi'on retient toujours;

Dans tes 7cm, ces regards de Samme,

Où l'ame se révèle à l'ame,

Dans ton cœur enfin L'amitié,

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Le don d'aimec ponr être aimée; L'indulgence au soupçon fermée, Et le« Hésors de la pitié.

Mail notre jeune souveraine, Qui seule se taisait encor, S'écrie : Un jour tu seras reine, J'en atteste mon sceptre d'or.

Ton frodt digne du rang suprême Eml^ellira ce diadème^ Conquête et présent du guerrier ; Nous le jurons par le m^ stèrt, Le feu, l'onde, l'air et la terre, Et le rameau du coudrier.

Quoi ! tous les dons?. . tous !. . imprudente Mais vainement une sourde menace Leur présageait le courroux du destin..

Et chaque fée, en admirant sa grâce, Laisse un baiser sur le front enfantin.

Des harpes d'or la voix éolienoe,

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io6 LA FILLE DES FEES.

Mourut alors comme un soiiffie lointain, Et par degrés la troupe aémnae S'évanouit aux lueurs du matin.

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