‹ PoésiesChapitre 63 sur 71 · DEUX POETES · texte numérisé non relu

DEUX POETES

l;. GOO^k

Eh lù«n! jeunes riTBnl , que la lutte commence; Oui , chantSE tour à tour.

vifcaii.1, Égtog. Trad. de Firmiit Didot.

•ux Épiires que se sont ri Casimir Pelavignc.

,...,C<x,glc

J'&iMK à voir dans ces cbaob, nobles fils du génie,

Qu'enfantait immortels l'aveugle d'Ionie,

L'impétueux Ajai ceindre le fer d'Hector

Et parer le Trojen de son baudrier d'or ;

J'aime, après ces héros de l'antique épopée,

A voir nos paladins échanger leur épée,

Puis, vers des campsxi vaux poursuivant leurchemin,

Se séparer amis et se presser la maîn [

J'aime, aux jeui des pasteurs, la flûte du Ménale

Applaudissant les airs d'une flûte rivale;

cGoo^k

a?» LES DEUX POETES

J'aime des lutlia unis lliarmoiiieiu e»or, J'aime des sons divers le merveilleux accord; Mail lartout j'aime à voir, animés d'espérance, Ces jeunes passagers, fils chéris de la France, Qui d'up soin maternel protégeait leur départ, Se saluer de loin du geste et du regard ; J'aime à les voir tous deux det poétiques rives Livrer aux flots cliang;ean8 leurs barques fugitives, Et, d'un jaloux dépit l'un et l'autre vainqueur, S'encourager de l'oeil, de la voix et du coeur.

L'un, pensif et les jeux levés vers les étoiles, Au souffle du Très-Haot «bandonaait ses voiles. Et sans ftetqa'j senger entndné v«n te port.

Il semblait dédaigneux des boromes et du sort. Il cbantait cependant,' et u harpe sacrée Qu'ombrageait molleneDl la palme consacrée.

Exhalait des «eeords ravisnes, îdcoodus,' Hais que les-cœura souffrans odï soudais retenus; On, rivale parfais des harpee deSoltane, Le son qu'elle produit, majestu«ix, sublime, Semble un soupir de l'orgue en nos temples pieoi.

,...,C<,<,glc

Page 1