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LES DEUX POETES

Poétique ckKBteur, p^tra mélodiens, De sa Toixf qu'aninuut une aectite flamme, Chaque note long^^tempi leteotÛMit duu l'an«i Et tandis qu'attirés à des aceeas si doni^ Le* i:^;Bea l'entouraient d'un earté^ jaloux, Lui, Mariait de voir le«r troupe curieuse Suivre d'us vaia ëffart sa trace harmoaiense.

L'autre, uii pied sur la proue et le front couronné,

Semble arcùr recueilli, poaeessenr fortuné,

La triple lyre d'or que d'une main Labîle

Un Grec fixa jadis sor le trépied mobile,

Et des modes divers enchaînés sous se» doigts,

A la foule cbarmée il impose les lois.

Ilcbante : A cette voix toutes les voix répondent;

Il fonne un noble vem, tousnos voeux s'y confondent ;

n redit ces doux noms : Patrie et Liberté !

Des battemens du sien nos cceors ont palpité !

Ces mots font tressaillir sur la rive lointaine

Les écbos endormis de Sparte et de Messéne ;

L'air s'émeut, et le flot par le Sot emporté

Semble redire au loin : Patrie et Liberté!

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38o LES DEUX POETES.

HarmoaieuK rivaux, couple cher à la gloire 1 Le sort qui tous promit une longue mémoire Attoe i voug voir tous deux, confians passagers, La tenter à la fois sur vos esquifs légers.

Puissent ce vent propice et cette mer tranquille, A vos voiles fidèle, à vos rames docile, Ne vous poLUt meuacer de leurs jeui inconstàns. Et TOUS laisser au port surgir en' même temps !

Tels furent mes souhaits quand, debout sur la rive, Je les vis s'éloigner, satisfaite et pensive; Leurs nacelles fuyaient d'un égal mouvement, Et l'onde tour à tour les berçait mollement.

Les citants se répondaient ; à leur douceur psreiUe Mon ame était émue, et je prêtai l'oreille Tant que l'air m'apporta le plus léger accord!. .- Je n'entendais plus rien ; je voulais voir encor; . Mon ceil Iranchit des flots la mobile étendue; Mais l'horizon déjà les cachait i ma vue!...

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&amm liu norli.

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When ihort and uant the lun-be Upon the weaiy nasle of mavs A cold nud proStlos regard.

nome dùert de neiges, où le soleil pssMger ta tomber à r^ret dd froid et slérile regard.

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CoNM AIMEZ- voDi ces bord* qu'«rrose U Baltique, Et dont les souvenirs, aimés du Barde antique, Ont réveillé la harpe amante des torrens? Con n aissez-vousces champsqu'unlongbiver assiège , L'orgueil des noirs sapins que respecte la neige, Ces rocs couverts de mousse, et ces lacs transparens?

D'un rapide printemps ta fugitive baleine, Y ranime en passant et les monta et la plaine ;

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384 l'Es SAISONS

Un prampL été le suit, et prodige de feux, Se hdte de mûrir les b^sors qu'il nous donne; Car l'hiver menaçtmt laisse à peine i l'nutomne, Le temps de recueillir ses présens savoureux.

Mais ces rares beaux jours, quel charme les déeorc 1 La nuit demi-voilée y ressemble à l'aurore ; Une molie douceur se répand dans les airs ; Et cette heure rapide où le soleil repose, Glisse avec le murmure et les parfuiàa de rose Des bouleaux ag;ités par la brise des mers.

HâteE-vous de goûter d'éphémères délice«{ L'hiver qui vous poursuit de ses tristes prémices, D'un gjvre étincelant a blanchi ces climats : BientAt l'onde s'arrête A sa voix redoutable. Et sur les champs muets que son empire accable, D'une baleine puissante il soufflée les frimats.

Mais aux natals plaisirs lui seul offre un théâtre; Ses chemins de cristal et ses tapis d'alh^tre, Ouvrent leur blanclte arène aux traîneaux triomphan

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Et malgré seï ri^eura et sa morne durée, Lui seul prête ses traits h l'image sacrée Qui grave la patrie au coeur de ses enfans.

Beaux climats du Midi, terres du ciel aimées ! Que sont au fils du Nord vos brises enibanmëes? Les jaunins de Grenade et leurs parfums si doux Ne pourraient l'arracber à sa mélancolie; Sous vos ramèaui en fleurs, citronniers d'Italie, Il r4ve un sol de gUce et des cieux en coniroux.

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