‹ PoésiesChapitre 109 sur 341 · Celle pièce est imitée d'Ovide, Met. IV, 11 el sqq · texte numérisé non relu

Celle pièce est imitée d'Ovide, Met. IV, 11 el sqq

Bacchumque vocant , Bromiiiraque, Lyscumque,

Ignigcnaraque, satumque ileruin , solumque biniaticiii.

Additur his Nyseus , indetonsusque Thyoneus,

Et cum Lenaeo gonialis consitor uvae ,

Nycteliusque, Eleleusque parens, et lacchus, et Evan ;

Et quae pra;terea per Graias plurima gantes

Nomina , Liber, habes.

..... Tu bijugum piclis insignia frenis Colla prcuiis lyncuin : Baccha; Satyrique sequuntur; Quique senex ferula titubantes ebrius artus Sustinet, aut pando non fortiter hacret asello. Quacumque ingrcderis, clamor juvenilis , et iina Femincae voces, impulsaque tympana palinis , Concavaque aéra sonant, longoque foramine buxus.

En lisant les vers d'André, il ne faut pas oublier qu'il se souvenait aussi d'un passage de l' Art d'aimer d'Ovide, de Catulle, LXIV, 255, et du Silène de Virgile.

V. 1 . « Thyonée, » fils de Thyone, surnom de Sémélé ; voy. Scliol. Apollonius , Arg. I, 636.

V. 2. « Dionyse.^ » dieu de Nysa; c'est l'explication qu'avait adoptée Chénier , comme on le voit dans le fragment qui suit cette pièce. Nonnus et les mylhographes sont en désaccord sur la signification et l'élyniologie de ce nom. — « Evan , « Evohé , Evoë, c'est le cri que [joussaient les Bacchantes dans leurs chants en l'honneur du die\i. Sur les significations el étymologies de ce nom , considle/. Schol. Aristophane.

Viens, tel que tu parus aux déserts de Naxos,

Quand ta voix rassurait la fille de Minos.

Le superbe éléphant, en proie à ta victoire, 5

Avait de ses débris formé ton char d'ivoire.

De pampres, de raisins mollement enchaîné.

Le tigre aux larges flancs de taches sillonné,

Et le lynx étoile, la panthère sauvage.

Promenaient avec toi ta cour sur ce rivage. 10

L'or reluisait partout aux axes de tes chars.

Les Ménades couraient en longs cheveux épars

Et chantaient Évoé, Bacchus et Thyonée,

Et Dionyse, Evan, lacchus et Lenee,

Et tout ce que pour toi la Grèce eut de beaux noms. 15

Et la voix des rochers répétait leurs chansons ;

Et le rauqlie tambour, les sonores cymbales,

Cléin. d'Alex., Adin. ad génies, p. 7, l), le l'ait dériver de euia, nom hébraï(|iie du serpent femelle, et l'on sait que les Bacchantes se couronnaient de serpents. Sur une autre origine d'Évoe (euge, courage), voy. Acron, Comm. in Horat., Od. I, xviil. Quoi qu'il en soit, c'est un des plus \icu\ débris des chants ditliyraml)iqucs en l'iion iiciir de Dacchus ; voy. l'lutar([ue, sur h mot v.i de Delphes. C'est sous ce nom qu'on invocpiait Bacchus dans les festins (Athénée, VllI , XVI, p. 3G3, B). — « lacchus, » le nom de l'antique Bacchus; voy. Nonnus, Dionjs, XXXI, (i,\. Cf. Ih'-rodote, VIII, LXV. — « Lénce, » surnom de Bacchus, ([ui vient de Xtjvoç, pressoir. Nonnus, Dionys. XIV, 99, fait de Lénéc un des fds de Silène. C'est de ce nom que les petites Dionysiaciues s'appelèrent Lance/mes. — Au surplus , il y a sur les surnoms do Bacchus tout un système d'étymologie cpii rattache le culte dv IJacchiis à la mythologie symbolique des Egyptiens.

V. 4. Ariane, abandonnée du parjure Thésée, errait éplorée sur le rivage de Naxos; Bacchus triomphant lui apparaît, et l'amour du dieu la console de la fuite du lu'-ios. Voy. Ovide, Art d'aimer, I; Catulle, LXIV, 25 4.

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