V. 9. « Le Ijn.i: étoile, » parsemé de taches
V. 12. '1 Ménades, » surnom des Bacchaulcs (|xaîvûiJ.ai) ; voy. Kuripide, ISacch. /lassim .
Y. 17. En donnant au mol et qui couuneuce ce vers la valeur de ai/isl <jue , on n'a pas besoin de supposer un verbe sous-entendu dans les vers suivants. — Le tamhoitr, c'était le tympannm, sorte de taml)0ur de bascpie, qu'on frappait avec les mains; voy. Lucrèce, II, filS; les cymbales étaient ce qu'elles sont encore aujour-
ÉTUDES Er FKAGiMENTS H7
Les hautbois tortueux, et les doubles crotales
Qu'agitaient en dansant sur ton bruyant chemin
Le faune, le satyre et le jeune sylvain, 20
Au hasard attroupés autour du vieux Silène,
(^ui, sa coupe à la main, de la rive indienne,
Toujours ivre, toujours débile, chancelant.
Pas à pas cheminait sur son âne indolent.
C/est le dieu de Nysa, c'est le vainqueur du Gange , Au visage de vierge, au front ceint de vendange. Qui dompte et fait courber sous son char gémissant Du lynx aux cent couleurs le front obéissant. ..
d'hui; voy. Lucrèce, id. Les épithètes rauque el sonores , qu'André donne au tambour et aux cymbales, correspondent à rauca et à mollia. Quelques éd. de Properce (III, XVII, 33 et 3C) donnent à tort mollia tjmpana et cymhala rauca. Burmann * et Lachmann ont changé ces épithètes, et mis, v. 33, mollia cymhala, et, v. 36, tympana rauca. Sonores est la signification très-juste de mollia, car mollia cjmbala signifie des cymbales sensibles au moindre toucher, c'est-à-dire sonores.
V. 18. « Le hautbois tortueux , » tibia curva, Tilndle, II, 1 , 8G. — Les crotales sont les castagnettes antiques; n doubles, )> parce que les crotales se composaient de deux lames. Bien qu'Ovide et Catulle ne parlent pas de cet instrument dans la description du cortège de Bacchus, il était cependant usité dans les Bacchanales, comme le prouve ce passage d'Euripide, Cycl. 203 :
Tt pax^tâ^ET ; où Aiwvuctoç TcxSe ,
où xporaXa y aXKOÙ, T\j[Miàvwv x' àpâyjAaTa.
V. 19. De même, en chantant le lo-Ptean (Homère', llym. à Apollon, 514), les Cretois dansent sur le chemin en accompagnant Apollon, qui joue de la cithare.
V. 21. Le souvenir du Silène de Virgile s'ajoute ici. Silène avait élevé Bacchus; il l'accompagna dans la guerre des Indes (Lucien, Bacchus).
Fragmem I. — Ces quatre vers, qu'a retrouvés M. Sainte-Beuve, ne sont en quelque sorte qu'une variante, une seconde imitation des vers d'Ovide : Virgineum caput est. Oriens tibi victus, ad usqiie Decolor extremo qua tiuguitur India Gange, eto. Peut-être est-ce un premier essai qu'André aura abandonné pour donner à son déi)iit un accent plus marqué d'invocation. — « Front ceint de vendange. » Le mot vendange signifie le raisin lui-même comme parfois en latin. Voy. Virgile, En. Vil, 8i).
(■) Il est probable qu'André se servait de l'édition de Burmann , c|ui \cnait de paraitrc en i7ao.
FRAGMENT II
Bacclius, Hymen, ces dieux toujours adolescents...
HERCULb:
CEta, mont ennobli par cette nuit ardente,
Quand l'infidèle époux d'une épouse imprudente
Reçut de son amour un présent trop jaloux ,
Victime du centaure immolé par ses coups.
Il brise tes forets : ta cime épaisse et sombre 5
FrAGMKNT II. — Ce fragment ne se rattache qii'indireclement à l'hymne à Bacclius; cependant il semble là mieux à sa place que dans les fragments séparés. La première idée est dans Ovide (vers cités ci-dessus) :
Tibi cniin inconsumta jin entas.
Tu puer aternus
Mais André se souvient également de Tibulle, I, IV, 37 :
Solis alterna est Phnbn Bacclioque juventas, et crée un vers isolé qui prendra place quelque joiir dans une idylle, ou restera ainsi à l'état de note poétique.
II. — V. 1-4. Le centaure Nessus, portaul un jour Déjanire sur ses épaules pour lui faire traverser l'Événus , l'outrage de sa main lascive; elle crie. Hercule se retovirne et tue Nessus , qui, pour se venger, recommande en mourant à Déjanire de conserver son sang comme un philtre amoureux propre à ramener son infidèle époux. Lorsqu'après une longue et victorieuse course Hercule ramène dans ses foyers la jeune lole, Déjanire, jalouse , lui envoie en présent une tunique trempée dans le sang empoisonné de Nessus; Hercule la revêt, et, bientôt en ))roie à des tortures (pi'il ne peut supporter, amoncelle un bûcher au somiiicl de l'OMla el s<' livre aux flammes. (Sophocle, Tracli.) V. 5-1 'i. Ovide, Met. IX, 229 :
...... At tu, Jovis inclyta proies,
Arhoribus caesis, quas ardua gesserat OKte,
liiqiie pvrain striirlis, .
Oiio naiiinia iiiliiistro
En un bùclior immense amoncelle sans nombre Les sapins résineux que son bras a ployés. Il V porte la flamme; il monte, sous ses pieds Etend du vieux lion la dépouille héroïque, Et l'œil au ciel, la main sur la massue antique, lO
Attend sa récompense et l'heure d'être un dieu. Le vent souffle et mugit. Le biicher tout en feu Brille autour du héros, et la flamme rapide Porte aux palais divins l'âme du grand Alcide !
J'apprends, pour disputer un prix si glorieux, Le bel art d'Érichthon, mortel prodigieux,
Subdita, duraque avidis coiuprenditur ignibus agger, Congcriem silvae Nemeaeo vellere summam Sternis : et imposita clavae cervice reciimbis , Ilaud alio vultu, quam si conviva jaceres , Inter plcna meri redimitus pocula sertis. Jamque valens , et in orane latus diffusa sonabat , Securosque arliis, conlemptoremque petebat
Klamma suum ......
(^)uem pater omnipotens , inter cava nubila raptiim , Qiiadrijiigo ciirrii radiantibus jntulit astris.
.\udré, toujours plein de goût, n'a pas rendu la pensée faihle et molle d'Ovide, qui compare Hercule à un convive couronné de fleurs. Cf. Sénèque, Herc. 1483; Slace, Sih. III, I.
III. — Érichlbon, quatrième roi d'Athènes, fils de Vulcain et de la Terre (Apollodore, III, xiv), l'inventeur du quadrige; voy. Rosin,- ^«?. Rom. V, V, p. 321. C'est Ericlithon, comme le dit Manilius, Jstr. I, 3^9,
Quem primiim curru volitantem Juppiter alto
Quadrijugis conspexit equis, cœloqne sacravit. Il était contrefait, ce qui lui fit donner par la fable des pieds de serpent. Ovide, Mél. II, 560, prétend qu'un serpent s'était glissé dans son berceau. Euripide, Ion, 21 , veut que Minerve l'ait confié à la garde de deux serpents, d'où l'usage se répandit chez les Athéniens de mettre des serpents dorés dans le berceau des enfants, Ies(p»( Is serpents étaient des colliers, comme Euripide le dit plus loin, v. 1 'i31.
Qui sur l'herbe glissante, en longs anneaux mobiles, Jadis homme et serpent, traînait ses pieds agiles. Élevé sur un axe, Erichthon le premier 5
Aux liens du timon attacha le coursier, Et vainqueur près des mers , sur les sables arides , Fit voler à grand bruit les quadriges rapides. Le Lapithe hardi dans ses jeux turbulents. Le premier, des coursiers osa presser les flancs. lO
Sous lui, dans un long cercle achevant leur carrière, Ils siuent aux liens livrer leur tête altière , Blanchir un frein d'écume , et légers , bondissants , , Agiter, mesurer leurs pas retentissants.