‹ PoésiesChapitre 119 sur 341 · V. Denys le Péiiégète · texte numérisé non relu

V. Denys le Péiiégète

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'AAÀà Ta (j.£v Auûolcri [j.£x' àvQpontonTi [j.£XovTai. Le tal)leaii charnianl de ces jeunes Lydiens, ((ni suivent d'un regard amoureux ces !)elles vierges dansantes, devait plaire au goût délicat d'André; cette description est poétiqucî et a une grâce tout orientale. Dans un poëine indien , le Kamayaiia , des courtisanes qui veulent séduire un rischi, dansent autour de lui ; leurs vètemeiUs, en tournoyant, se soulèvent avec toutes leurs paiures , et le cœur du rischi en j)ar;Hl amoureusement remué.

Mais André ne se souvenait-il pas de Denys le géographe en traçant , dans If Jiiine i)f(ila(l<-, ce délicieux tahleau :

() veut sonore v.l frais qui Iruiiblais le fiuillage, Kt faisais frémir l'onde, tt sur leur jeune sein Agitais les replis de leur robe de lin I De léfjères beautés troupe agile et dansante I

Vil. Dans l'élégie de Tiitidle , Stdpice Iremhle que son amant ne soit la proie des dents rcdoutahles d'un sanglier; il y avait là une situation poétique ([ue le poêle latin n'exprime pas, mais (|u'Audré eût proiiahlement saisie avec empressement, et qui rappelle l'élégie de l!i<in il la luori du hel Adonis.

\ m. — « il no sera pas impossible (dit-il) tlo parler quelque part de ces mendiants charlatans qui demandaient pour la mère des dieux , et aussi de ceux qui , à Rhodes , mendiaient pour la corneille et riiirondelle ; et traduire les deux jolies chansons qu'ils disaient en demandant celte aumône et qu'Athénée a conscr- \ées. »

1^- — Il était si en quête de ces gracieuses chansons, de ces noëls de lantiquité, qu'il eu allait chercher d analogues jusque dans la poésie chinoise, à peine connue de son temps : il regrette qu'un missionnaire hahile n'ait pas traduit en entier le Chi-King, le Livre des vers, ou du moins ce qui eu reste. Deux pièces, citées dans le treizième volume de la grande histoire de la Chine qui venait de paraître, l'avaient surtout charmé. Dans une ode sur l'amitié fraternelle, il relève les paroles suivantes : • Un frère pleure sou frère arec des larmes véritables. Son cadavre fût-il suspendu sur un abîme d la pointe d'un rocher, ou enfoncé dans l'eau infecte d'un gouffre, il lui procurera un tombeau. «

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