‹ PoésiesChapitre 130 sur 341 · II. V. 1-i. Horace, Od. III, xii · texte numérisé non relu

II. V. 1-i. Horace, Od. III, xii

Tibi qualuiu Cythertae puer aies, tibi telas, Operosaeque Minervae studium aufert, Ncobule, Lip;ircEi nitor Hebri.

Ah! moii (jeil est savant et depuis plus d'un jour,

Et ce n'est pas à moi qu'on peut cacher l'amour.

Les belles font aimer ; elles aiment. Les belles

Nous charment tous. Heureux qui peut être aimé d'elles ! lO

Sois tendre, même faible (on doit l'être un moment),

Fidèle, si tu peux. Mais conte-moi comment,

Queljeune homme aux yeux bleus, empressé, sans audace,

Aux cheveux noirs, au frontplein de charme et de grâce...

Tu rougis? On dirait que je t'ai dit son nom. 15

Je le connais pourtant. Autour de ta maison

(]'est lui qui va, qui vient ; et, laissant ton ouvrage.

Tu cours, sans te montrer, épier son passage.

Il fuit vite ; et ton œil, sur sa trace accouru,

Le suit encor longtemps quand il a disparu . 20

Nul, en ce bois voisin où trois fêtes brillantes

Font voler au printemps nos nymphes triomphantes,

Nid n'a sa noble aisance et son habile main

A soumettre un coursier aux volontés du frein.

11 y a dans Horace ronime un souvenir de Sapplio [Fragm. VII, éd. Volger) : rXuxsIa fj.aT£p, o'jtoi 6Ûva[/.ai xpéxeiv xèv iatôv, Ttoôà) SaiJ.£ÏiTa Tiaioôc, [ipaSivàv oi' î\cppoôiTav.

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