‹ PoésiesChapitre 136 sur 341 · V. 7. Éd. 182C et · texte numérisé non relu

V. 7. Éd. 182C et

Phœbé dans la prairie, oi'i son flambcan vons luit. André se souvient ici d'Horace, Od. I, iv :

Jara Cytlicrea choros ducit Venus, imminente lima. V. 19. Voyez ci-dessous, an v. 'iU.

V. 21. André partage sa vie, comme La Fontaine, eu deux parts, qui se passent

L'une à dormir, et l'autre ù ne rien faire. v. 22. C'est r(V;//V/rt i'/V.c d'Horace ; voy. au vers 3.'). Ronsard, Jni. I , l.XXVI , a dit : « l^e doux <)id)li du touniuMil où je suis. »

LIVKE 1 — MÉUITATIUNS — V0YA(3ES U9

Qui suit d'un pas tremblant la moisson opulente; 30

Joseph, qui dans Sichem cherche et retrouve, hélas !

Ses dix frères pasteurs qui ne l'attendaient pas ;

Rachel, objet sans prix qu'un amoureux courage

N'a pas trop acheté de quinze ans d'esclavage.

Oh! oui, je veux un jour, en des bords retirés, 35

Sur un riche coteau ceint de bois et de prés.

Avoir un humble toit, une source d'eau vive

Qui parle, et dans sa fuite et féconde et plaintive

Nourrisse mon verger, abreuve mes troupeaux.

Là je veux, ignorant le monde et ses travaux , 40

Loin du superbe ennui que l'éclat environne.

Vivre comme jadis, aux champs de Babylone,

Ont vécu, nous dit-on, ces pères des humains

Dont le nom aux autels remplit nos fastes saints ;

Avoir amis, enfants, épouse belle et sage ; 45

Errer, un livre en main, de bocage en bocage ;

Savourer sans remords, sans crainte, sans désirs.

Une paix dont nul bien n'égale les plaisirs.

Douce mélancolie ! aimable mensongère.

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