‹ PoésiesChapitre 147 sur 341 · V. 7. » Luisante, » brillante par le poli, Seotï · texte numérisé non relu

V. 7. » Luisante, » brillante par le poli, Seotï

VIII. — Dans cette élégie André encliaine avec un art exquis une pensée d'Horace, une idylle de Bion et tous les fragments de l'élégiaque Mimnerme. C'est bien, comme il le dit lui-même , le travail de l'abeille qui, de sucs lavis à tant de fleurs, compose le miel le plus doux. — La partie principale de l'Élégie, c'est la seconde, celle qui a trait à la vieillesse (voy. la Palinodie, même livre, Elég. Xll) ; on y admire, cliose précieuse à citer, une grande jeunesse de style et de pensées ; c'est un ccrur jeune encore qui parle de la vieillesse, et surtout c'est un vrai poëfe. L'Elégie que Maximien a composée sur la vieillesse, languit pendant trois cents vers; c'est la plainte d'un vieillard dont le c<eur est resté ardent, dans un corps usé et tlétri, et qui regrette non sa jeunesse, mais les l'orces qui abandonnent sa vieillesse encore amoureuse. Juvénal, dans sa Satire. X, 188 et scjq. , présente un tableau hideux de la vieillesse. Il ne s'est pas aperçu que ce vieillard qu'il couvre de boue, ce l'ut son père, casera lui-même, son fils, l'humanité tout entière; trop habitué à rechercher le pittores- ([ue des elle I s et des pensées, Juvénal est descendu à ini réalisme al Iligeant qui cesse d'èlre de l'art. — Le début de l'élégie est d'Horace, Od. I, xxii : Intfger vit», scclcrisquc purus , Non l'get Mauris jaciilis, iicqiic :iiiii ; Nec vcncnatis gravida sagillis , FUBce , pliaretra .

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