‹ PoésiesChapitre 148 sur 341 · LIVRE I — MÉDITATIONS — VOYAGES · texte numérisé non relu

LIVRE I — MÉDITATIONS — VOYAGES

Des flèches dont le Scythe a rempli son carquois, ^i du plomb que Tairai» vomit avec la flamme. 5

hicapable de nuire, il ne voit dans son âme \ulle raison de crainte, et, loin de s'alarmer, ("onfiant, il se livre aux délices d'aimer. O de Pange ! ami sage, est bien fou qui s'ennuie. Si les destins deux fois nous permettaient la vie, lo

L'une pour les travaux et les soins vigilants, L'autre pour les amoiu^s, les plaisirs nonchalants. On irait d'une vie âpre et laborieuse Vers l'autre vie au moins pure et voluptueuse. Mais si nous ne vivons, ne mourons qu'une fois, 15

Eh! pourquoi, malheureux, sous de bizarres lois, Tourmenter cette vie et la perdre sans cesse. Haletants vers le gain, les honneurs, la richesse ; Oubliant que le sort immuable en son coiu's,

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