V. 10-20. Bion, Idjl. VI
El [xèv yàp Piôtoj ôiuXoov -^pôvov au,(j,iv ëôwxôv
■îi KpovîSai; r^ Moïpa TtoXyTpouoç, w(tt' àvûeffôat
TÔv [A£v èç eùcppocnjvav xai yiç\x.(x.i(yi, tov ô' èvi [j.6x6w,
Yjv liyjx. (jLO^^Ôria-avTi Tto6' uo-rspov èffÔXà ôÉ)(£a6at.
El 6£ ôsol xaT£v£\jaav Eva xpôvov ic, pîov èXOsïv
àvOptÔTToiç, xal xôvÔ£ ppaj(ùv xaî (ji-^ova TtdcvTojv,
iç, TtÔCTOv, a 5£tXol, xap-àTO)? xeIç spya 7iov£0[X£i;;
4'ux'*'^ 2' ô'XP' T'^'OÇ Tio'd x£pÔ£a xal tcotI xiyyaç
pàXXojAEi;, l(j.£ÎpovT£ç à£l TioXù TtXifiovo!; ciXêw ;
Xa8ôa£9' /] otpa 7tàvT£; ôti 8vaTol Y£v6[X£o-0a,
)(u>; ppa)(ùv £x Mot'pa; Xà)^o[J.£v j(p6vov. Dans V Hercules furens d'Euripide, 655 , le chœur , au milieu de vers qui sont une véritable élégie sur la vieillesse, regrette que les dieux, n'accordent point à l'homme de bien une double jeunesse , et que bons et méchants ne puissent être distingués dans cette vie, qui se passe à accumuler des riciiesses.
V. 17. Manilius, qui, au milieu de vaines dissertations, a souvent de belles pensées exprimées en beaux vers, a dit, Aslr. IV, l :
Quid tam sollicitis vitam consumiinus annis? Toiquemurque metu , csecaque oupidine rcrum ; jEternisque senes curis , duin quseiimus sevuni ,
Perdimus • > .•
Cf. Horace, Od. Il, xvi.
Nous fit des jours mortels, et combien peu de jours ^ 20
Sans les dons de V^énus, quelle serait la vie ?
Dès l'instant où Vénus me doit être ravie,
Que je meure! Sans elle ici-bas rien n'est doux.
Humains, nous ressemblons aux feuilles d'un ombrage