‹ PoésiesChapitre 150 sur 341 · V. 21. Mimnerme, Anal. I, p. 60, Cl · texte numérisé non relu

V. 21. Mimnerme, Anal. I, p. 60, Cl

Tî; 6à pîoç, TÎ ôè TepTtvov âxsp y^puffïi; tAçpooiTV)?; TEÔvaîyiv, 0T£ (Aot ^iYixÉTt Taùfa (xéXot. Cf. Plutarque, de Firt.mor. VI. Horace, qui estimait Mimnerme, et le mettait même au-dessus de Callimaque {Epit. II, ii, 100), s'est aussi souvenu de cette pensée, Epit. I, VI, fi.') :

Si , Mimnermus utl ccnset , sine amore Jocisque Nil est jucundum , vivas in amore jocisque. Cf. Properce, I, xiv, 10. — Ronsard, Am. II, viii , a dit , avec un sentiment trèsjuste de la belle langue poétique :

Eh I qu'cst-il rien de doux sans Vénus ? las ! A l'iicure Que je n'aimeray plus , puissé-je trespasser. Ces vers de Ronsard sont d'une coupe charmante, c'est de l'André Chénier ; mais plus loin, Am. Il, XXIll, il dira :

Sans toy, nymphe amc-rls , la vie est languissante, etc On pourrait retrouver cette pensée dans les petits poètes français en allant jusqu'à Parny, Poés. érot. III, Xiii. Elle résume même assez bien le coté élégiaque de tout poète; La Fontaine, Elcg. II, n'a-t-il pas dit :

Si l'on ne suit l'amour, il n'est doueeur aucune ? V. 2'(. Mimnerme :

'H[jLeTç 8' oîà T£ 9ijX)ia çuei TtoXnâvOefAo; l'ôpr,

Ylpoç, ot' al4'' aùyri aûÇerat yjeXîoij, Tol; l'xeXot, Tn^yuiov im xpôvov avOeuiv r\&i\ç, T£pTi6[X£0a, npoç ôewv £t5ÔT£ç o'JX£ xaxôv,

oût' àyaôôv

Cette l)eile comparaison est due à Homère, Iliade VI, 14fi : Œ-t\ 7t£p cpûXXwv YcVEYi, TOÎTiÔE xtti àvopwv. <l>ûX)a xà [A£v x' àv£[j(,oi; yjx]}.6.ô\c, yitf., aXXa Se 0' uXy) xriX£86(i)aa çûei' lapoç Ô' è.■K^^iyw^l:a.^ wpv)' (y; àvopwv yevei) yi[J.àv çij£t, yiô' àixoXrjyei. André s'en souxjent et embellit Mimnerme de toute la magnilicence d'Homère. Voici maintenant cette même pciisée, moins l'ornement, dans VEcflesiasle, I, I, 4 : « Generatio pnelerit, et gencratio advenit : terra autem in alernum slat. » — Et ce qu'a dit l'homme de Chio, selon l'expression de Simonide, a résonné depuis sur toutes les lyres du monde. Cf. Euripide, //lo, fragm. (Plularcpie, Cons, ad Apoll.) ; Aristophane, Avcs, «Sfi; Musée (a|)ud Clém. Alex. Sirom. VI, p. 247, A), etc. La corapa-

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