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LIVRE I —MEDITATIONS— VOYAGES

Les sons que Pausilippe est fier de répéter. 30

Et les douces ^ ertus et les Grâces décentes,

Les bras entrelacés, autour d'elle dansantes,

\ eillaient sur son sommeil, et surent la cacher

A Vénus, à l'Amour, qui brûlaient d'approcher ;

Et puis au lieu de lait, pour nourrir son enfance, 35

Mêlèrent la candeur, la gaîté, l'indulgence, •

La bienveillance amie au sourire ingénu.

Et le talent modeste à lui seul inconnu ,

Et la sainte fierté que nul revers n'opprime,

La paix, la conscience ignorante du crime , 40

La simplicité chaste aux regards caressants.

Près de qui les pervers deviendraient innocents.

Artiste, pour l'honneur de ton durable ouvrage,

Graves-y tous ces dons brillants sur son visage.

Grave, si tu le peux, son âme et ses discours, 45

Sa voix, lien puissant d'où dépendent nos jours ,

Les jours de ses amis, troupe heureuse et fidèle.

Qui vivent tous pour elle, et qui mourraient pour elle.

T)e la seule beauté le flambeau passager

V. 30. N'est-ce pas le poëte italien Marini , qui habitait sur le Pausilippe , à qui André ferait ici allusion ? Marini, on lésait, a souvent célébré Marie de Médicis. André feindrait que la Muse ait chanté à Marie au berceau les vers que plus tard devait lui faire entendre Marini.

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