‹ PoésiesChapitre 197 sur 341 · LIVRE II — CAiMILLE · texte numérisé non relu

LIVRE II — CAiMILLE

Qui, tant que de Paris m'éloignent les beaux jours, Aimes à répéter mes vers et mes amours. Les cieux sont enflammés. Vole, dis à Camille 5

Que je l'attends ; qu'ici, moi, dans ce bel asile, Je l'attends ; qu'un berceau de platanes épais. Le même, en cette grotte, où l'autre jour au frais. Pour nous, s'il lui souvient, l'heure ne fut point lente... Va. Sous la grotte, ici, parmi l'herbe odorante , 10

T)'ou l'œil même du jour ne saurait approcher. Et qu'égayé, en courant, l'eau, fille du rocher...

Chez toi, dans cet asile où le soir me ramène, Seul, je mourais d'attendre, et tu ne venais pas.

V. 10. « L'œil (lu jour. » Expression fréquente chez les poètes. Euripide, Ipli. in

Taur. 194 • « 'lepôv o\}.]i aùyôt;. » Au vers 110 on trouve déjà : « Nuxtôç ôjxfjia. »

Ovide, Met. IV, 228, nomme le soleil oculus mundi. Burmann remarque que Mani-

lius , j4str. I, 133, appelle les étoiles mundi oculos. Dans Théophile on renconli'e

très-souvent celte expression ; par exemple, éd. 1G27, p. Ifi2 :

Il me semble que l'œil du jour Ne me luit plus qu'avecque peiue.

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