‹ PoésiesChapitre 218 sur 341 · XVI. — V. 3. Éd · texte numérisé non relu

XVI. — V. 3. Éd

Je (lovais, une fois au moins, (lour hi punir. V. 10. Éd. 1833 :

.le veux Ini p.irdonner, et c'est moi qu'elle aeciise. V. 15 et 1(). Éd. 1819, 1820 cl 1839 :

Kt pour la paix il faut, loin d'avoir eu raison.

Confus et repentant, demander mon pardon. V. 17. Cet hémistiche fui ajouté dans l'odil. de 1833

LIVRK II — CAMILLE Hïl

() nuit, nuit douloureuse! o toi, tardive aurore,

\ iens-tu? vas-tu venir? es-tu bien loin encore?

Ah! tantôt siu' un flanc, puis sur l'autre, au hasard

Je me tourne et m'agite, et ne peux nulle part

Trouver que l'insomnie amère, impatiente, 5

Qu'un malaise inquiet et qu'une fièvre ardente.

Tu dors, belle Camille ; et c'est toi, mon amour,

Qui retiens ma paupière ouverte jusqu'au jour!

Si tu l'avais voulu, dieux ! cette nuit cruelle

Aurait pu s'écouler plus rapide et plus belle. lo

Mon âme comme un songe autour de ton sommeil

Voltige. En me lisant, demain à ton réveil

Tu verras, comme toi, si mon cœur est paisible.

J'ai soulevé, pour toi, sur ma couche pénible,

3Ia tête appesantie. Assis et plein de toi, 15

Le nocturne flambeau qui luit auprès de moi

Me voit, en sons plaintifs et mêlés de caresses.

Verser sur le papier mon cœur et mes tendresses.

O Camille, tu dors ! tes doux yeux sont fermés.

Ton haleine de rose aux soupirs embaumés 20

Entrouvre mollement tes deux lèvres vermeilles.

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