‹ PoésiesChapitre 222 sur 341 · XVIII. — V. 10. Virgile, Egl. Vlll · texte numérisé non relu

XVIII. — V. 10. Virgile, Egl. Vlll

Credimus ? an, qui amant, ipsi sibi soninia fingtint .' ,\u surplus, comme le dit Segrais, Egl. III :

Un amant sans dormir se forme bien des songes. Racine, Mit lu-. III, iv, a dit sans image :

L'amour avidement croit tout ce qui le fl.itle. V. 13. Voyez, dans VÀrt d'aimer, la même pensée traitée aulrenieut. (les deux morceaux ont, dans la forme et dans la pensée, im cliarme qui leur est propre. Varier la l'orme d'iuie même pensée tout en restant dans les limites du beau pur, c'est là un don rare chez les poêles, et que possédait André Ciiénier; au contraire, Ronsard n'était poète qu'à la première inspiration. — (ient. liernard, Art d'aimer, \\, a développé ce tableau :

C'est au matin qu'un amani plus heureux Saisit l'instant d'un réveil amoureux, ete. V. 14. « Matineuse, » épithète charmante et poéticiuc. Ronsard a créé un grand nombre d'adjectifs en eux; les uns ont disparu, les autres sont restés. Plusieurs, que l'usage n'a pas consacrés, sont véritablement à regreller.

V. l(j. Properce, (pii peint les transports d'amour (|ui le saisissent au chevet de Cynthie, n'a pas omis ce détail raxissant ; mais dans Propercc, I,iii,;]l, c'est la lune qui envaliit la chambre de la belle dormeuse :

Doncr diversas pereurrens luna fenesirus ,

Luna uioraturis sedula luminibus , Compositos levibus radiis patrfecit ueellus.

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