‹ PoésiesChapitre 245 sur 341 · LIVRE II — D'.R · texte numérisé non relu

LIVRE II — D'.R

Salut, de la nature admirables caprices, Où les bois, les cités pendent en précipices ! Je veux, je veux courir siu' vos sommets touffus ; Je veux, jouet errant de vos sentiers confus, 90

Foulant de vos rochers la mousse insidieuse, Suivre de mes chevreaux la trace hasardeuse ; Et toi, grotte escarpée et voisine des cieux. Qui d'un ami des saints fus l'asile pieux, Voûte obscure où s'étend et chemine en silence 95

L'eau qui de roc en roc bientôt fuit et s'élance. Ah ! sous tes murs, sans doute, un cœur trop agité Retrouvera la joie et la tranquillité !

[Domingue,] île charmante, Amphitrite, ta mère. N'environne point d'île à ses yeux aussi chère. Paphos, Gnide, ont perdu ce renom si vanté. C'est chez toi que l'amour, la grâce, la beauté, La jeunesse, ont fixé leurs demeures fidèles.

V. 93. Le fameux trou de Saint-Béat ou de Sabit-Bat , au bord du lac de Thun, célèbre par ses stalactites. C'est une tradition bien établie dans le canton , qu'elle a été habitée par Saint-Béat, gentilliomme anglais, qui y finit ses jours après y avoir vécu longtemps dans l'abstinence. {Note de l'Ed, 182G.)

XXIII. — Cette petite pièce a sûrement été attribuée à tort à Fanny par M. de Latouche : Fanny est née à Lyon. La personne qu'André chante ici, c'est M'"" D'.r.. (D'Arcy), née à Saint-Domingue. M. Gouy d'Arcy, son mari, était représentant de Saint-Domingue à la Constituante. Nous devons toutefois avertir le lecteur que nous n'avons point vu le manuscrit.

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