‹ PoésiesChapitre 269 sur 341 · V. O'i. Voy. Virgile, 7?-/. X · texte numérisé non relu

V. O'i. Voy. Virgile, 7?-/. X

V. (>(!. Ovide exilé, on ne s;iil |)r)iir cpiel niotil', ;i 'l'onies, [ii'ès des boiielies du

Non pour n'avoir pu faire aux tyrans irrités \2reer de tes vers les lâches faussetés ! .le plains ton abandon, ta douleur solitaire. Pas un cœur qui, du tien zélé dépositaire, 70

^'ienne adoucir ta plaie, apaiser ton effroi, Et consoler tes pleurs, et pleurer avec toi ! Ce n'est pas nous, amis, qu'un tel foudre menace. Que des dieux et des rois l'éclatante disgrâce Nous frappe : leur tonnerre aura trompé leurs mains ; 7.5 Nous resterons unis en dépit des destins. Qu'ils excitent sur nous la fortune cruelle ; Qu'elle arme tous ses traits : nous sommes trois contre elle. Nos cœurs peuvent l'attendre, et, dans tous ses combats, L'un sur l'autre appuyés, ne chancelleront pas. 80

Oui, mes amis, voilà le bonheur, la sagesse.

Que nous importe alors si le dieu du Permesse

Dédaigne de nous voir, entre ses favoris.

Charmer de l'Hélicon les bocages fleuris?

Aux sentiers où leur vie offre un plus doux exemple, 85

Où la félicité les reçut dans son temple,

Nous les aurons suivis, et, jusques au tombeau.

De leur double laurier su ravir le plus beau.

Mais nous pouvons, comme eux, les cueillir l'un et l'autre.

Ils reçurent du ciel un cœur tel que le nôtre ; 90

Ce cœur fut leur génie, il fut leur Apollon,

Et leur docte fontaine, et leur sacré vallon.

Danulje, ne cessa d'adresser à l'empereur les plus basses flatteries ; c'est dans cet exil qu'il composa les Tristes, où il peint son iufortune, sa solitude dans un pays où ne l'avaient suivi ni famille ni ami.

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