‹ PoésiesChapitre 27 sur 341 · V. 97-100. Voy. ci-dessus, v · texte numérisé non relu

V. 97-100. Voy. ci-dessus, v

V. 100. Sur le verbe armer, voy. le Jeu de Paume, v. 198. — Dans une traduction de la Dible antérieure à l'époque d'André, on trouve cette phrase (Deut. XXXII, 24) : « J'armerai contre eux les dents des bêtes farouches. »

V. 102. La lyre d'Orphée ; voy. Virgile, Gcorg. IV, 507; Properce, IV, ii; etc.

v. 107. Les poètes se plaisent à comparer la vue des yeux et la vue de l'esprit. Soph. OEd. roi, 371 :

TutpXôi; xi t' wxa t6v xe voûv xi x' ô|j.[j.ax' zl. V. 110. Ma bouche ne s'est point ouverte (pour livrer passage) à une réponse; c'est ainsi que Virgile, Enéide, II, 246, a dit :

Tune etiam fatis aperit Cassandra futuris ^

Ora,

Et Racine, Frères cnn., I, i :

Mes yeux depuis six mois étaient ouverts au\ larmes.

Mais, si Chénier emploie l'infinitif, c'est que la bouche peut accomplir l'acte de s'ouvrir et l'acte de répondre , le second étant suljordonné au premier , c'est-à-dire exprimant le but où tend l'accomplissement du premier, ce (pii grammaticalement justifie l'emploi de la j)iéposition à avec l'infinitif.

J'ai retenu le dieu courroucé dans mon sein. Cymé, puisque tes fils dédaignent Mnémosyne, Puisqu'ils ont fait outrage à la muse divine, Que leur vie et leur mort s'éteignent dans l'oubli ; 115

Que ton nom dans la nuit demeure enseveli !

— Viens, suis-nous à la ville ; elle est toute voisine,

Et chérit les amis de la muse divine.

Un siège aux clous d'argent te place à nos festins ;

Et là les mets choisis, le miel et les bons vins, 120

Sous la colonne où pend une lyre d'ivoire,

Te feront de tes maux oublier la mémoire.

Et si, dans le chemin, rhapsode ingénieux,

Tu veux nous accorder tes chants dignes des ci eux,

Nous dirons qu'Apollon, pour charmer les oreilles, 125

T'a lui-même dicté de si douces merveilles

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