V. 100. Uorace, Ep.adPh. Ibd
TlCtatis cujusquc notandi siint tibi mores, Mobilibusque dccor uaturis dandus, et aiiiiis.
D'une nature encore à leurs veux trop voilée.
Torricelli, -\ewton, Kepler et Galilée,
Plus doctes, plus heureux dans leurs puissants efforts,
A tout nouveau \ irgile ont ouvert des trésors.
Tous les arts sont imis : les sciences humaines 115
N'ont pu de leur empire étendre les domaines.
Sans agrandir aussi la carrière des vers.
Quel long travail pour eux a conquis l'univers :
Aux regards de Buffon, sans voile, sans obstacles,
La terre ouvrant son sein, ses ressorts, ses miracles, 120
Ses germes, ses coteaux, dépouille de Téthys;
Les nuages épais, sur elle appesantis.
De ses noires vapeurs nourrissant leur tonnerre;
Et l'hiver ennemi, pour envahir la terre.
Roi des antres du Nord, et, de glaces armés, 125
Ses pas usurpateurs sur nos monts imprimés;
Et l'œil perçant du verre, en la vaste étendue.
Allant chercher ces feux qui fuyaient notre vue,
Aux changements prédits, immuables, fixés,
Que d'une plume d'or Bailly nous a tracés ; 130
Aux lois de Cassini les comètes fidèles ;
L'aimant, de nos vaisseaux seul dirigeant les ailes,
Une Cybèle neuve et cent mondes divers
Aux yeux de nos Jasons sortis du sein des mers!
Quel amas de tableaux, de sublimes imae^es, 13.5
V, 112. ro/vv'ce///, inventeur du I)aromètre ; 7Vetv/o« , qui découvrit les grandes lois de la gravitation universelle ; Kepler, qui trouva la loi des révolutions planétaires; Galilée, qui professa le premier le mouvement de la terre.
V. 124. C est pour envahir la terre que l'hiver ennemi est roi, c'est-à-dire dispose des vents enfermés dans les antres du Nord.