V. 22. Éd. 182fi
Formant l,i grasse olive aux liqueurs savonneuses. v. 2-i. Cf. Poésies aiilitjues, Itlyl. IV, 36 et 3(1.
v. 35. « La Loire incertaine, » doiil le lit osl inrcriain, toujours changeant. Oviile, Met. vin, ICG, a dit du Méandre : « Inccrtas exercet aquas. >.
Qui nourrissent partout, sur tes nobles rivages, Fleurs, moissons et vergers, et bois et pâturages ; Rampent aux pieds des murs d'opulentes cités, Sous les arches de pierre à grand bruit emportés. 40
l)irai-je ces travaux, source de l'abondance,
Ces ports, où des deux mers l'active bienfaisance
Amène les tributs du rivage lointain
Que visite Phœbus le soir ou le matin ?
Dirai-je ces canaux, ces montagnes percées, 45
De bassins en bassins ces ondes amassées
Pour joindre au pied des monts l'une et l'autre Téthys ?
Et ces vastes chemins en tous lieux départis,
Où l'étranger, à l'aise achevant son voyage,
Pense au nom des Trudaine et bénit leur ouvrage? 50
Ton peuple industrieux est né pour les combats.
Le glaive, le mousquet n'accablent point ses bras.
Il s'élance aux assauts, et son fer intrépide
Chassa l'impie Anglais, usurpateur avide.
Le ciel les fit humains, hospitaliers et bons, 55
Amis des doux plaisirs, des festins, des chansons ;
Mais faibles opprimés, la tristesse inquiète
Glace ces chants joyeux sur leur bouche muette.
Pour les jeux, pour la danse appesantit leurs pas.