‹ PoésiesChapitre 48 sur 341 · V. 93. Odyssée, VII · texte numérisé non relu

V. 93. Odyssée, VII

"fî; eluwv xkt' âp' Si^ex' Iti i(s-/içt^ Jv xovtT)ffiv, 7:àp Tiupî •

Le mendiant, comme Ulysse, s'assied parmi la cendre, en signe d'humilité. C'était la place des esclaves {Odyssée, XI, 190).

IN'osent jamais troubler tes destins éclatants. Ta pourpre, tes trésors, ton front noble et tranquille, Semblent d'un roi puissant, l'idole de sa ville. V ton riche banquet un peuple convié T'honore comme un dieu de l'Olympe envoyé. loo

Regarde un étranger qui meurt dans la poussière. Si tu ne tends vers lui la main hospitalière. Inconnu, j'ai franchi le seuil de ton palais : Trop de pudeur peut nuire à qui vit de bienfaits. I.ycus, par .Tupiter, par ta fdle innocente 105

Qui m'a seule indiqué ta porte bienfaisante ! . . . Je fus riche autrefois : mon banquet opulent N'a jamais repoussé l'étranger suppliant. Et pourtant aujourd'hui la faim est mon partage, La faim qui flétrit l'âme autant que le visage, no

Par qui l'homme souvent, importun, odieux. Est contraint de rougir et de baisser les yeux !

— Étranger, tu dis vrai, le hasard téméraire

Des bons ou des méchants fait le destin prospère.

Mais sois mon hôte. Ici l'on hait plus que l'enfer 115

Page 1