‹ PoésiesChapitre 53 sur 341 · V. 1()0. Toutes les éditions, moins Fayolle · texte numérisé non relu

V. 1()0. Toutes les éditions, moins Fayolle

Se lùve; sur eux tous il invoque les dieux. V. 167. Ëd. 1826 et 1839 :

On boit; il se rassied. F.t Jusque sur ses veux .

De sourire et de plainte il mêle son langage :

a 3Ion hôte, maintenant que sous tes nobles toits 170

De l'importun besoin j'ai calmé les abois,

Oserai-je à ma langue abandonner les rênes ?

Je n'ai plus ni pays, ni parents, ni domaines.

Mais écoute : le vin, par toi-même versé,

M'ouvre la bouche. Ainsi, puisque j'ai commencé, 175

Entends ce que peut-être il eût mieux valu taire.

Excuse enfin ma langue, excuse ma prière -,

Car du vin, tu le sais, la téméraire ardeur

Souvent à l'excès même enhardit la pudeur.

Meurtri de durs cailloux ou de sables arides, 180

Déchiré de buissons ou d'insectes avides.

D'un long jeune flétri, d'un long chemin lassé

Et de plus d'un grand fleuve en nageant traversé.

Je parais -énervé, sans vigueur, sans courage ;

Mais je suis né robuste et n'ai point passé l'âge. 185

La force et le travail, que je n'ai point perdus.

Par un peu de repos me vont être rendus.

Emploie alors mes bras à quelques soins rustiques :

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