V. 21. Cf. Élcgici, \. XII, 2;]; Invention
A LOUIS DAVID lî^ix
Touche les cieux. Ta flamme agite, éclaire, 30
Dompte les cœurs. La liberté, Pour dissoudre en secret nos entraves pesantes,
Arme ton fraternel secours.
C'est de tes lèvres séduisantes Qu'invisible elle vole, et par d'heureux détours 35
Trompe les noirs verrous, les fortes citadelles. Et les mobiles ponts qui défendent les tours.
Et les nocturnes sentinelles.
Son règne, au loin semé par tes doux entretiens,
Germe dans l'ombre au cœur des sages. 40
Ils attendent son heure, unis par tes liens. Tous, en un monde à part, frères, concitoyens,
Dans tous les lieux, dans tous les âges. Tu guidais mon David à la suivre empressé :
Quand, avec toi, dans le sein du passé, 45
Fuyant parmi les morts sa patrie asservie.
Sous sa main, rivale des dieux, La toile s'enflammait d'une éloquente vie ; Et la ciguë, instrument de l'envie.
Portant Socrate dans les cieux ; 50
Et le premier consul, plus citoyen que père,
V. 38. Ne semble-l-il pas dire de la liberté ce que Malherbe, Stances à dit. Parier^ p. 42, dit de la mort:
Et la garde qui veille aux barrières du Louvre N'en défend pas nos rois ?