‹ PoésiesChapitre 70 sur 341 · CLYTIE · texte numérisé non relu

CLYTIE

Mes Mânes a Clytie. « Adieu, Clytie, adieu.

Est-ce toi dont les pas ont visité ce lieu ?

Parle, est-ce toi, Clytie, ou dois-je attendre encore ?

Ah ! si tu ne viens pas seule ici, chaque aurore.

Rêver au peu de jours où j'ai vécu pour toi, 5

\ oir cette ombre qui t'aime et parler avec moi,

V. 30. Peut-on lire ces vers, d'une si touchante méLincolie, sans se souvenir du passage de V Iliade, XXIII, où l'àme de Palrocle vient caresser l'oreille d'Achille endormi et se dissipe en légère fumée entre les bras qui se tendent pour la saisir ? — » S'élevant comme un songe. » C'est bien la poétique expression d'Homère, Odyssée, XI, 207 :

Sxi-îi eî'xeXov, Ti xal ôveîpw.

Virgile, iwe/Ve, VI, 701 :

Ter frustra comprensa inaniis effugit imago , Par levibus vcntis, volucriquc siniillima souino.

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