V. 14. Horace, Ocl. II, xii
Dura flagrantia detorquut ad oscala Cervicem
V. "12. André se souvenait du vers difin de Malherbe, St. à Henri, p. 71 :
Et les fruits passeront l;i promesse des fleurs.
D'un fruit à peine mûr l'aimable crudité.
L'oiseau d'un doux plumage enveloppe son aile. 25
Du milieu des bourgeons le feuillage étincelle.
La rose et Damalis de leur jeune prison
Ont ensemble percé la jalouse cloison.
Effrayée et confuse, et versant quelques larmes,
Sa mère en souriant a calmé ses alarmes. 30
L'hyménée a souri quand il a vu son sein
Pouvoir bientôt remplir une amoureuse main.
Sur le coing parfumé le doux printemps colore
Une molle toison intacte et vierge encore.
La grenade entr'ouverte au fond de ses réseaux 35
Nous laisse voir l'éclat de ses rubis nouveaux.
V. 29. Ce vers se rapporte, non à l<i mère, qui est le sujet de la phrase, mais à la jeune fille. C'est une construction elliptique naturelle aux langues à flexion, où les cas expriment nettement les rapports, mais qui souvent amène de la confusion en français. On en trouve cependant des exemples dans les meilleurs écrivains. Ainsi Racine, dans Mithridate :
Songez (le quelle ardeur dans Ephèse adorée , Aux filles de cent rois je vous ai préférée. Quoique, dans cet exemple de Racine, la confusion ne soit possilile cpi'à l'audition, où l'on ne distingue pas adoré de adorée.
V. 32. Claudicn, Epith. de Pallade et de Cclérine, 125 : « Matura tumescit virginitas. » La jeune Volupté sourit à la lecture des vers d'André ; elle rougit devant les regards enflammés du vieux Maximien, Egl. V, 27 : Urebant oculos durae stantesque papillx , Et qu.is adstringens clauderet una manus. V. 33. Calpurnius, Égl. II, 89 :
Etenim sic flore juventa;
InUuimus vultus, ut in arbore s;epe notavi Ccrca sub teuui lucere Cydonia lana.
v. 35. Callimaque, Jlym. .sur les hains de Pal las, 27, compare la rougeur (le Pallas à celle des grains de la grenade :
'il xtôpai, TÔ ô' è'peyOoç àv£Ôpa|j.î, TTpwïov oïav r[ ^68ov, -ô ffîêôr)ç xôy.xo; l-/ii yç>ot(X'j.