‹ PoésiesChapitre 53 sur 80 · PREMIÈRE PARTIE SCÈNE I · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE SCÈNE I

Sur une des collines de Rome, la porte d'entrée du palais de DeeiiÀ < lebrepatncien romain du temps de Néron. De chaque côté de la porte esclave est attaché à une chaîne : le vieux Job et un jeune homme Du Job reste adossé contre le mur. Géte, du même âge que Dace. s'a proche de celui-ci : après avoir regardé de tous côtés, il s'asseoit près Dace. Toute leur conversation se passe en chuchotant ; leur humeur , mystérieuse.

GÈTE

Dort-il, le patriarche?

DACE

Chut! tais-toi! Il se peut qu'il sommeille ш peu, peut-être pas. Pendant la nuit il lui est arriveun miracle : il a vu Dieu.

GÈTE

Gomment, il a vu Dieu, lui?

DAGE

Il Га raconté, mais il était bien faible, on le commuait avec peine. Peut-être une heure entière sta-t-il prosterné comme s'il était mort. J'avais -ancTpeur. Je tâchais de le réveiller. Il n'entendit is.

GÈTE

Il a vu Dieu ! s'il est donné toutefois à quelu'im de voir Dieu, c'est bien à lui! Y a-t-il donc uelqu'un qu'il aurait offensé même d'une parole? oilà pour qui j'aurais donné ma vie, comprends- 11, en souffrant, en torturé!...

DACE

Et sais-tu pourquoi il est enchaîné?

GETE

Non.

DAGE

Autrefois, vois-tu, il avait tous les honneurs kns la maison. On ne le forçait de faire aucun ravail. Le maître causait avec lui. Seul ce Davus le détestait et parfois il le battait. Il y avait chez nous un garçon : il le vit, saisit un couteau et pour cette fois c'aurait été bien la fin de Davus... etqu! donc, penses-tu, l'a sauvé ? Job, le vieuxlui-même.

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