L'AVEUGLE
Ah! Job est ici!... allons auprès de lui! Oh quel homme sublime ! (il se joint au groupe de Job.)
(D'une galerie de droite sort Lyda, en conduisant parla main une femt âgée, Menippa; elle la fait asseoir sur un banc.)
LYDA
Repose-toi, assieds-toi par ici ! Tu es si fatiguée, si faible...
(Plusieurs enfants descendent l'escalier ; une femme est avec eux. Lyda s'approche d'eux, les rajuste, les caresse.)
MENIPPA (seule)
J'ai tout vu, tout regardé — ce n'est pas à ome... toujours rien! où maintenant? où? dans uel pays encore ? pas môme une trace ? (a Lyda qui ent vers elle.) Comme on est bien chez vous! Vous tes tous si bons, si bienveillants! Ces grottes... es voûtes... ces figures — tout est calme, paiible... Je serais bien restée chez vous...
LYDA
Eh bien ! à la bonne heure ! (indiquant les enfants.) Et eux-làsont « les enfants de Dieu », nous les appeons ainsi, — ils ont été ramassés sur des places, [ans des terrains vagues... qui les abandonne?
qui sont-ils ? personne ne le sait ; nous les appeons donc enfants de Dieu !
MENIPPA (ayant frémi avec force)
Les misérables! un animal, môme un animal l'abandonne pas ses enfants !
(Par l'escalier on apporte sur un brancard un blessé.) LYDA (aux porteurs)
Chez moi !