‹ PoésiesChapitre 61 sur 80 · L'AVEUGLE · texte numérisé non relu

L'AVEUGLE

Ah! Job est ici!... allons auprès de lui! Oh quel homme sublime ! (il se joint au groupe de Job.)

(D'une galerie de droite sort Lyda, en conduisant parla main une femt âgée, Menippa; elle la fait asseoir sur un banc.)

LYDA

Repose-toi, assieds-toi par ici ! Tu es si fatiguée, si faible...

(Plusieurs enfants descendent l'escalier ; une femme est avec eux. Lyda s'approche d'eux, les rajuste, les caresse.)

MENIPPA (seule)

J'ai tout vu, tout regardé — ce n'est pas à ome... toujours rien! où maintenant? où? dans uel pays encore ? pas môme une trace ? (a Lyda qui ent vers elle.) Comme on est bien chez vous! Vous tes tous si bons, si bienveillants! Ces grottes... es voûtes... ces figures — tout est calme, paiible... Je serais bien restée chez vous...

LYDA

Eh bien ! à la bonne heure ! (indiquant les enfants.) Et eux-làsont « les enfants de Dieu », nous les appeons ainsi, — ils ont été ramassés sur des places, [ans des terrains vagues... qui les abandonne?

qui sont-ils ? personne ne le sait ; nous les appeons donc enfants de Dieu !

MENIPPA (ayant frémi avec force)

Les misérables! un animal, môme un animal l'abandonne pas ses enfants !

(Par l'escalier on apporte sur un brancard un blessé.) LYDA (aux porteurs)

Chez moi !

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