‹ PoésiesChapitre 22 sur 74 · MARTYRS · texte numérisé non relu

MARTYRS

Du liant (lo l'arbro de la vie (lu le désir les enieifie.

Les pâles martyrs de l'amour Contemplent, an ])ied dn Calvaire.

Les joyenx eompagnons dn verre Qni cliantent tont le long dn jonr !

Enx, leni' liane saigne et leur eol ploie Et eette mnsiqne de joie N'efflenre pas lenrs sens tronblés...

Mais, celte voix qui vibre à peine.

C'est nn sanglot de Madeleine !

— Et les martyrs sont consolés.

MATER SUPERÏ3A

Quand, sur ton noble front de pudeur revêtu, J'admire la beauté, splendeur de la vertu, J'aime d'un fol amour, mère orgueilleuse et sainte, Ton fils que tu retiens dans une molle étreinte, Ton beau captif qui veut s'échapper de tes bras. Chante, mère orgueilleuse et douce, et tu verras Sur ton bras courageux rouler sa blonde tète, Et tu demeureras, immobile et nmette.

Recueillie, et tout bas adorant son sommeil ! Berce-le doucement, et, s'il pleure au réveil, Penche vers lui ton front, mère orgueilleuse et tendre Que ton fils te caresse, et que je puisse entendre, Gomme dans les rosiers les passereaux voleurs, Gazouiller ses baisers sur tes lèvres en fleura !

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