‹ Poésies (volume 2)Chapitre 67 sur 91 · DUO · texte numérisé non relu

DUO

Bienheureuse cette heure, et bienheureux ce jour Où sous les bouleaux verts, près de la rive humide. Mon jeune cœur fut pris à ta beauté timide, Phelly la blonde, 6 mon amour!

Bénis l'heure et le bois, la grotte à l'eau furtive, Où, les regards baissés devant toi, mon vainqueur, Ivre de tes aveux, je me taisais, craintive, Pour écouter parler ton cœur!

Ij6 PAVES

L'oiseau, poète ailé de la saison nouvelle, Plus tendre chaque jour, chante au sommet des bois : Telle et plus tendre encore à mon âme est t.i voix, Blonde Phelly, ma douce belle !

Comme une jeune rose au front de l'églantier Plus suave à chaque heure ouvre sa fleur naissante, Telle en mon sein, pour toi qui l'emplis tout entier, Fleurit ma tendresse croissante.

Les chauds regards du ciel, les gais soleils d'été, Souriant dans l'azur à la moisson dorée, Sont moins doux à mes yeux que ta tête adorée, Phelly la blonde, ô ma beauté!

La rapide hirondelle, au loin perçant la nue. Annonce les jours clairs et le printemps fleuri; Mais à nies yeux combien plus douce est ta venue, Toi de mon cœur l'oiseau chéri!

Aux heures du soleil, de miel ivre et de flamme. Le papillon s'endort dans le lys argenté : Ma lèvre sur ta lèvre a bu la volupté,

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