A L'ILE NATALE
J E [mis iiioiiilr : fui dit, ô mon ilc natale!
Ton ciel, tes monts, tes bois, tes champs, tes eaux, tes mers.
Mou dîne t'a payé sa dette filiale :
Sur tes flancs de granit j'ai buriné mon vers.
Chei moi ce n'est point l'art, c'est le cœur qui te chante.
Ma piété pour toi fit ma voix plus touchante;
Mon cœur m'a révélé tes secrètes beautés.
D'autres fils te naîtront qui des inuses hantés,
Admirant à leur tour tes splendeurs et la grâce.
Par tes vais escarpés cheminant sur via trace.
Lisant partout mon nom sous la ronce voracc,
Rediront après moi ton ciel, tes monts, tes bois.
Souris avec orgueil à leur lyre nouvelle!
L'écho de tes rochers me restera fidèle,
Car, versant à mes vers ta sève maternelle.
Ton âme, ô mon pays! a passé dans ma voix.
Janvier 1S92.