V.K, l'OKSIKS
tt les lois, qui n'excej)t«'nt rien De leur glaive et de leur balancr- , Font tout perdre à la violence Qui veut avoir |)lus que le sien.
Nos champs même ont leur abondance Hors de l'outrage des voleurs ; Les festins, les jeux et la danse En bannissent toutes douleurs.
Rien n'y gémit, rien n'y soupire ; Chaque Amarille a son Tityre ; Et , sous ré[)aisseur des rameaux , Il n'est place où l'ombre soit bonne, Qui soir et matin ne résonne Ou de voix , o-j de chalumeaux.
Puis quand ces deux grands hy menées, Dont le (atal embrassement Doit aplanir les Pyrénées, Auront leur accomplissement, Devons-nous douter qu'on ne voie , Pour accompagner cette joie , L'encens germer en nos buissons, La myrrhe couler en nos rues,
1. strophe pleine de grare, el dont les images mulles et naïves contrastent d'une manière aimable et facile avec les peintures fortes qui ont précédé.
Je ne sais si le cinquième vers ne serait pas plus ai^réable de celle manière ou de quelque autre qui eût le même sens :
C'est d'amour seul qu'on y soupire.